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Vingt millions d'euros pour le rapatriement des migrants



Vingt millions d'euros ont été dépensés entre 2014 et 2018 pour le rapatriement des migrants vers leurs pays respectifs. C'est le montant révélé hier par Saïda Benhabylès, présidente du Croissant-Rouge algérien. Cette enveloppe a été dépensée uniquement dans le transport. 70 000 migrants ont été rapatriés pendant ces quatre ans.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Benhabylès, qui s'exprimait hier au forum d'El Moudjahid a précisé que l'opération du rapatriement des migrants n'est pas du ressort du Croissant-Rouge algérien.
L'institution qu'elle dirige ne décide pas du rapatriement et s'occupe uniquement, dit-elle, de l'encadrement de cette opération. Cependant, Benhabylès a indiqué que vingt millions d'euros ont été alloués à l'opération du transport des migrants, bus et camions. Un budget de l'Etat qui n'inclut pas les autres dépenses comme les repas.
L'invitée du forum a aussi révélé que 70 000 migrants ont été rapatriés chez eux depuis quatre ans. Par ailleurs, la présidente du Croissant-Rouge algérien, qui a abordé le sujet du couffin du Ramadhan, a indiqué que le couffin sera désormais remplacé par des sommes d'argent pour les nécessiteux.
«La commission qui s'est réunie au ministère de l'Intérieur a décidé de remplacer le couffin par une somme d'argent», a souligné l'intervenante. Cependant, dit-elle, le problème qui se pose actuellement, c'est comment élaborer la liste des bénéficiaires. Le CRA, souligne-t-elle, a proposé de suivre ce que l'on appelle une démarche démocratique participative qui consiste à faire participer les gens du village, «imams, notables, société civile et Croissant-Rouge», pour établir la liste des nécessiteux. Ces derniers recevront un mandat. «Ainsi, il y aura une traçabilité», a souligné Benhabylès. Un autre sujet lui tient à c?ur. C'est de trouver une solution radicale aux SDF. L'établissement d'un fichier national de ces gens initié depuis deux ans avec le ministère des Affaires religieuses n'a pas encore abouti.
L'objectif étant d'identifier les raisons qui ont poussé ces personnes à se retrouver à la rue et réfléchir à des solutions radicales.
«Nous avons fait deux séances de travail et le projet est resté en suspens car il y a eu, entre-temps, d'autres priorités», a indiqué la conférencière qui ne baisse pas les bras et se dit déterminée à relancer le projet à partir de cet hiver.
S. A.
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