Alger

VIEUX FARKA TOURE ET MAÂLEM MUSTAPHA BAQBOU AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE D'ALGER



VIEUX FARKA TOURE ET MAÂLEM MUSTAPHA BAQBOU AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE D'ALGER
Le grand maâlem gnaoui, Mustapha Baqbou, s'est illustré avant-hier soir sur la scène du théâtre de verdure Saïd-Mekbel, lors de la dernière soirée de la 7e édition de ce festival, qui a démarré le 8 août dernier. En première partie de soirée, Vieux Farka Touré, fort de l'héritage artistique de son père, a fait danser et voyager l'assistance nombreuse sur les airs d'une fabuleuse musique, ouverte sur le monde et puissante d'une culture millénaire.Après une soirée réussie (celle de mercredi) avec Aziz Sahmaoui et son projet University Of Gnawa, qui a mis le feu au théâtre de verdure Saïd-Mekbel (Riadh El-Feth) et qui a invité la formation algérienne Hna Mssalmine pour l'accompagner sur Hamdouchia, tout en dévoilant le titre Yasmine, extrait de son nouvel album (à paraître en novembre), la dernière soirée du Festival international de la musique diwane d'Alger (du 8 au 14 août), a sans doute été l'une des plus réussies de cette 7e édition, avec deux concerts de deux artistes exceptionnels.Vieux Farka Touré s'est produit avec ses talentueux musiciens en première partie de soirée. Fort de l'héritage artistique de son père, le grand Ali Farka Touré, l'artiste malien a offert un show exceptionnel en présentant une musique qui oscille entre une culture traditionnelle puissante et une ouverture sur les sonorités d'ailleurs. En deuxième partie de soirée, maâlem Mustapha Baqbou, fils d'une légende de Tagnaouite, maâlem El-Ayachi Baqbou, s'est distingué sur scène avant-hier, en présentant un programme des plus intéressants.Le maâlem, qui a fait partie de la formation Jil Jilala, a présenté un programme des plus authentiques et originaux, en reprenant sur scène des tarh (morceaux) du répertoire des Gnawa, notamment Ghoumami, Moulay Ahmed, Sidi Lefqih, Chalaba ou encore Hamdouchia. Assurant le spectacle grâce à l'agilité et la présence des infatigables koyos (danseurs/joueurs) de sa formation Rja Fallah, maâlem Mustapha Baqbou a été rappelé à deux reprises par le public pour encore plus de musique gnaoua. En plus de constater que le maâlem se projette dans Tagnaouite sur scène comme un musicien et non pas (ou du moins pas uniquement) comme un maître de cérémonie, cette prestation a permis de constater que le côté spectacle peut être assuré, voire garanti, avec un répertoire purement traditionnel. A un moment du concert, maâlem Mustapha Baqbou a invité Vieux Farka Touré à l'accompagner sur un titre.Un duo goumbri-guitare qui a très bien fonctionné et durant lequel les artistes ont montré toute l'étendue de leur talent, affichant des capacités remarquables d'adaptation et d'improvisation. Cette capacité d'adaptation manque aujourd'hui aux diwanes, qui, lors des jam sessions de ce festival ont été quelque peu décevants, à l'exception de maâlem Lahbib (et son groupe Jil Saêd d'Oran), qui a réalisé une superbe "fusion" avec Nguyên Lê, et montré qu'il est une bête de scène. Même s'ils n'ont pas le même parcours que les gnawa, les diwanes pourraient envisager de faire un effort pour faire évoluer leurs prestations scéniques. Modifier les paroles, présenter des petits extraits de bradjs (morceaux), ne pas faire assez (ou en faire trop) en ce qui concerne les danses et la gestuelle... causent préjudice au diwane, pourtant riche de son répertoire et de la maîtrise de ceux qui le pratiquent. Une réflexion dans ce sens pourrait être entamée et ne sera que bénéfique aussi bien pour le festival que pour le diwane.Des résidences, des master class, des rencontres-débats, des hommages, des conférences... feraient également beaucoup de bien à ce festival.S KNomAdresse email


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