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Vers une plate-forme africaine pour la prise en charge des droits des victimes d'actes terroristes (symposium)



Vers une plate-forme africaine pour la prise en charge des droits des victimes d'actes terroristes (symposium)
Une plate-forme africaine relative à la prise en charge des droits des victimes des actes terroristes en Afrique sera élaborée avec la contribution des pays membres de l'Union africaine (UA), a annoncé mardi à Alger le directeur du Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), Francesco Madeira.S'exprimant lors d'une conférence de presse au terme du symposium sur "les victimes d'actes terroristes", M. Madeira a déclaré que le CAERT appellera les représentants des 54 pays membres de l'UA à mettre en place, dans chaque pays concerné, des associations nationales de victimes d'actes terroristes qui constitueront, à leur tour, à la création d'associations régionales en vue de "la mise en place d'une plate-forme continentale" pour exprimer les doléances et les besoins des victimes du terrorisme.Soulignant que ce genre d'associations sera le porte-voix des victimes auprès des chefs d'Etat au sein de l'UA, M. Madeira a indiqué que cette question de créer ces outils sera examinée et affinée lors de la tenue prochaine des réunions des points focaux du CAERT."Il s'agit là de l'acquis le plus important autour duquel ont été unanimes les participants au symposium initié par l'organisation continentale sur +les victimes d'actes terroristes+", a souligné le responsable du CAERT.Interrogé sur "les similitudes" des besoins des victimes d'actes terroristes constatées par les experts lors du symposium, M.Madeira a indiqué que "le terrorisme là où il frappe, il agit de la même manière à travers la violence, la terreur et les tueries, alors les conséquences sont les mêmes sur les victimes".Partant de là, a ajouté le responsable du CAERT, il y a unanimité à ce que les gouvernements "prêtent attention aux victimes en leur rendant justice", affirmant que "l'impunité est la pire des choses qu'on puisse infliger aux victimes"."Si on doit réhabiliter les victimes, on doit le faire par le biais de la justice", a martelé M. Madeira, soutenant qu'"aujourd'hui, nous avons franchi une étape dans la lutte contre le terrorisme et tout le monde estime que la prise en charge des victimes est l'une des voies les plus efficaces dans ce domaine".Pour ce qui est de l'avenir des conclusions du symposium, il a annoncé qu'elles seront transmises à la Commission africaine pour en faire part au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA qui, à son tour, les soumettra au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation panafricaine."C'est pour la première fois que l'UA a prêté une attention très spéciale aux victimes du terrorisme, à travers ce symposium", a souligné M. Madeira, rappelant qu'auparavant, "on parlait de lutte antiterroriste et non pas de victimes du terrorisme et leur prise charge"."Nous avons partagé les expériences et le débat avec les victimes", a t-il également dit, ajoutant que "l'un des points importants que nous avons touché était les défis auxquels sont confrontés les victimes".Les experts et spécialistes s'étaient penchés durant deux jours sur les questions liées à la promotion et la protection des droits des victimes du terrorisme.Plusieurs interventions et exposés ont été inscrits à l'ordre du jour, notamment le "cadre international pour le soutien et l'assistance aux victimes", "initiatives, pratiques et modèles nationaux de soutien aux victimes", "l'expérience des victimes et de leurs associations: défis et opportunités", ainsi que le "rôle des victimes et des associations des victimes dans la prévention du terrorisme et de l'extrémisme violent".Outres ces thèmes, ont été débattus les thèmes relatifs à "la réponse de la justice pénale aux victimes du terrorisme", au "cadre régional et international pour le soutien et l'assistance aux victimes" et "les actions futures: établissement du réseau africain des associations des victimes et les activités de suivi".Diverses entités gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que des organisations régionales et internationales ont pris part à ce symposium.Il s'agit d'associations des victimes d'actes terroristes et d'organisations de la société civile, des Etats membres de l'UA, des membres des communautés économiques régionales (CER), d'organismes de l'ONU et d'organisations internationales.


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