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Vers une impulsion du partenariat économique algéro-français



Vers une impulsion du partenariat économique algéro-français
Merzak Meneceur«Comment faut-il faire pour travailler avec les Algériens ' A ce jour, je n'ai trouvé qu'une réponse, il faut aimer l'Algérie.» Avec cette affirmation déduite de sa longue expérience et venue du c?ur, Jean-Pierre Raffarin, le Monsieur Algérie désigné par Sarkozy et confirmé par Hollande, a donné le ton et le climat du 8e séminaire «Rencontres Algérie» organisée par Ubifrance en partenariat avec le Sénat français qui a accueilli la manifestation jeudi, avant que celle-ci ne se poursuive vendredi au siège de l'Agence française pour le développement international des entreprises.Les discours de personnalités politiques et diplomatiques ont planté le décor de ce séminaire mettant en relief l'attractivité du marché algérien dans un climat politique, économique et financier favorable à ceux qui désirent entreprendre. Aux deux cents chefs d'entreprises participant au séminaire, le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, a affirmé que «l'Algérie est plus qu'un marché prometteur, c'est incontestablement une puissance économique d'avenir». Lui succédant, Raffarin a déclaré : «Avec l'Algérie, les circonstances sont bonnes et la période fertile avec l'élection présidentielle (de Bouteflika) et les multiples échanges dans un climat positif et un contexte politique favorables. Les atomes politiques sont connectés.»L'ancien Premier ministre et actuel vice-président du Sénat a relevé qu'«il y a des projets innovants d'avenir, l'Algérie voulant apporter une valeur ajoutée à son économie», et a réfuté la thèse affirmant que «c'est compliqué de travailler avec l'Algérie». «Est-ce si simple de travailler avec la Chine, l'Inde ou le Québec '», s'est-il interrogé en soulignant que «rien n'est facile quand il y a des intérêts en jeu». Délivrant «un message de confiance», le Monsieur Algérie a conclu en disant : «Comment faut-il faire pour travailler avec l'Algérie ' Il faut aimer l'Algérie.»L'optimisme a été aussi de rigueur chez l'ambassadeur d'Algérie en France, Amar Bendjemaa, qui a dressé un tableau politique et économique de l'Algérie avant d'évoquer l'évolution des relations entre la France et l'Algérie. Il a rappelé «le moment fort qu'a constitué l'élection présidentielle où les Algériens ont choisi la stabilité», avant de mettre en relief les deux chantiers importants des prochains mois que sont l'adoption d'une nouvelle Constitution et d'un programme gouvernemental 2014-2019. Il a notamment expliqué qu'avec ses moyens l'Algérie aura «un plan autofinancé» orienté «vers la continuité des efforts de ces dernières années, la mise à niveau des infrastructures», la réindustrialisation, l'agriculture, la réponse aux exigences des classes moyennes, etc.....«Les relations politiques algéro-françaises traversent actuellement une phase positive que nous n'avons pas connu depuis très longtemps. Cette empathie politique doit être utilisée par les deux pays pour renforcer leurs relations économiques», a ensuite déclaré le diplomate avant de lancer un appel aux PME et PMI françaises à s'engager dans des partenariats, particulièrement dans l'industrie. Il a révélé que l'Algérie va s'engager dans des actions de prospections pour faire connaître des opportunités d'investissements et de partenariats avec un premier test avec la région de Strasbourg en automne prochain, où l'Algérie sera l'invité d'honneur de la foire locale. «Les entrepreneurs algériens sont intéressés à travailler avec des entreprises françaises. Encore faut-il que celles-ci sautent le pas et viennent tenter le coup en Algérie», a ajouté Bendjemaa.Après un excellent exposé de Reda Hamiani, président du Forum des chefs d'entreprises, sur les aspects novateurs du programme économique en cours d'élaboration par le gouvernement, le séminaire a laissé place à des panels sur les secteurs porteurs et le développement régional en Algérie. La santé, les nouvelles technologies, l'agroalimentaire, les infrastructures, les transports et l'industrie ont été au centre des débats, témoignages et propositions. D'autres thèmes ont été abordés au cours de l'après-midi de jeudi pour compléter le tour d'horizon sur tous les aspects du partenariat.La deuxième journée des «Rencontres Algérie», hier, a été consacrée à l'examen concret des opportunités offertes aux entreprises françaises désireuses d'investir en Algérie. Plus d'une trentaine de rendez-vous individuels, avec autant de projets précis, ont eu lieu entre entrepreneurs algériens et français.M. M.


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