Les enseignants du primaire n'ont pas réussi à tenir leur marche hier lundi jusqu'au Palais du gouvernement, où ils comptaient déposer leur plateforme de revendications. Le rassemblement de la place des Martyrs s'est terminé par un accrochage entre les forces de l'ordre et les protestataires qui ont fini par faire quelques pas dans les ruelles de la capitale. Ces derniers menacent d'aller vers une grève illimitée à partir du mois de mars prochain, et de boycotter les examens du deuxième trimestre.Salima Akkouche ? Alger (Le Soir) - Les enseignants du primaire sont venus nombreux, hier, et de différentes wilayas, à la place des Martyrs, à Alger, pour répondre à l'appel de la marche lancé par la Coordination nationale des enseignants du primaire.
Les protestataires n'ont, cependant, pas réussi à dépasser le cordon de sécurité mis en place pour pouvoir marcher jusqu'au Palais du gouvernement.
En l'absence d'une réaction du ministre de l'Education nationale par rapport à leur mouvement de protestation, les enseignants du primaire ont décidé de s'en remettre au Premier ministre et lui remettre leur plateforme de revendications. Une démarche qui a échoué, puisque, durant toute la matinée, les enseignants ont dû squatter l'esplanade de la place des Martyrs en scandant des slogans pour rappeler qu'ils sont déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications.
Ce rassemblement s'est dispersé, toutefois, avec un accrochage entre les forces de l'ordre et les protestataires.
Les enseignants ont profité de ce moment d'accrochage pour dépasser le cordon de sécurité et emprunter, en guise d'une petite marche, les ruelles de la capitale jusqu'à la place Emir-Abdelkader et la rue Larbi-Ben-M'hidi. Une répression que des syndicats autonomes du secteur, notamment le CLA et le Sataf, ont dénoncée. Cependant, la Coordination nationale ne s'avoue pas vaincue. Selon les déclarations des représentants des grévistes, qui ont dénoncé des arrestations parmi les enseignants, «qu'importe s'il y a eu marche ou pas, le plus important, c'est que les enseignants du primaire ont réussi à marquer l'Histoire avec leur action».
Selon eux, «la nouvelle République dont se targuent les pouvoirs publics a peur de laisser marcher les enseignants qui veulent faire entendre la voix de l'injustice».
Le silence de la tutelle face à ce mouvement de grève risque, cependant, d'avoir un impact sur les examens du deuxième trimestre.
Les protestataires ont menacé, hier, d'aller vers une grève illimitée à partir du début du mois prochain, et de boycotter les examens de ce deuxième trimestre qui débuteront le 2 mars prochain pour les différents cycles. Selon eux, la balle est maintenant dans le camp des pouvoirs publics.
S. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salima Akkouche
Source : www.lesoirdalgerie.com