
Alors que les relations politiques sont en bonne forme entre l'Algérie et les Emirats arabe unis, les relations économiques peinent à se développer. A cet effet, un Forum d'investissement algéro-émirati a été organisé, hier à Alger, dans l'objectif de renouer les relations économiques bilatérales, étudier les opportunités d'investissement et apporter un nouvel élan au partenariat entre les deux pays dans différents secteurs d'ordre socio-économique.En marge de l'ouverture des travaux du forum, le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb a souligné qu'il y a environ 40 accords et mémorandums d'entente entre les deux pays qui concernent l'économie, l'investissement, la coopération, la gestion des parcs industriels, les PME, le dédoublement fiscal, l'éducation, l'agriculture, la communication, le transport urbain et maritime, notamment la protection du consommateur. Il a indiqué aussi l'existence d'un Comité conjoint qui se réunit mensuellement, créé en 1984. Pour Bouchouareb, «le plus important dans ce que je viens de citer est la mise en opération de ces accords et la mise en ?uvre de mécanismes pour sa réalisation sur le terrain». Dans ce cadre, il a appelé les hommes d'affaires de coopérer pour relancer les relations économiques bilatérales entre les deux pays. En outre, le ministre a assuré que les deux gouvernements feront tout pour garantir toutes les conditions pour la réussite de ces partenariats. Sur ce volet, il a rappelé toutes les réformes établies par l'Algérie pour créer un bon climat d'investissement étranger. Lors d'un point de presse, le ministre a confirmé que plusieurs projets dans différents secteurs seront créés en partenariat entre les deux pays. Après plusieurs discussions, «une dizaine d'accords seront signés», a affirmé Bouchouareb. Ces différents accords, a ajouté le ministre, «ont déjà été discutés lors du précédent forum, il y a six mois, à Abu Dhabi, et ils seront finalisés dans le cadre de ce forum à Alger». En outre, il a expliqué «cette rencontre est venue renforcer cette dynamique, et lui permettre d'aller encore plus en avant». A cet effet, il a souligné qu'une cinquantaine de chefs d'entreprises des Emirats arabes unis sont réellement intéressés par le marché algérien et qu'ils veulent investir. Ils veulent cependant connaître en premier les opportunités et étudier le marché, «ce qui sera fait lors de cette rencontre dans le cadre du renforcement de la relation économique». Cette dernière, «nous voulons qu'elle soit aussi stratégique que notre relation politique, et c'est ce qu'ont affiché d'une manière réelle nos homologues émiratis». De sa part, le ministre d'Etat des Emirats arabes unis, des affaires financières, Abid Humaid Al Tayer, a souligné que l'échange commercial hors hydrocarbures entre les deux pays s'est développé au cours des dernières années. Malgré cela, le ministre a assuré qu'il n'a pas encore éteint l'objectif voulu des deux parties. Selon Humaïd Al Tayer, les statistiques indiquent que cet échange a atteint «un milliard de dollars en 2015, et a enregistré une croissance de 14% durant les années 2013 et 2014». Dans son discours, le ministre émirati a appelé à donner plus d'importance au secteur privé. A cet effet, il a invité le secteur public à établir des marchés de partenariat avec le secteur privé. Ces chiffres, selon le ministre émirati, ne représentent pas les objectifs des deux gouvernements. De son côté, le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Ali Haddad a évalué l'état des relations économiques en donnant des statistiques réels du terrain. Quant aux échanges commerciaux, le patron des patrons a indiqué que celles-ci ont enregistré une hausse, allant de 268 millions de dollars en 2012 à 343 millions de dollars en 2015, soit une hausse de 27%. Néanmoins, il a affirmé que celles-ci ne représentent que «0,4% de la totalité des échanges commerciaux de l'Algérie et 7% des échanges commerciaux de l'Algérie avec les pays arabes durant la même période». Appelant, dans ce sens, les hommes d'affaires des deux pays à saisir les opportunités pour créer un climat propice d'investissement dans les différents secteurs d'activité économique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra Kefane
Source : www.lnr-dz.com