Alger - A la une

Vers un nouveau système «transparent» ' Statistiques



Vers un nouveau système «transparent» ' Statistiques
Le département de la Prospective et des Statistiques s'attelle actuellement à l'élaboration d'un système national de l'information statistique qui sera fin prêt en 2014, selon Bachir Messaïtfa, secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et des Statistiques.Le système de collecte d'informations statistiques devrait développer un système statistique national, «efficient, cohérent et ouvert sur le monde», a indiqué, jeudi denier à Alger, le secrétaire d'Etat en marge d'une journée d'étude sur «l'harmonisation du système statistique en Algérie». D'après lui, le nouveau système permettra de combler les lacunes enregistrées au niveau du système actuel liées essentiellement à l'absence d'une coordination entre les différents secteurs relevant des divergences existant entre les différentes institutions productrices de l'information statistique. Le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et des Statistiques a insisté sur la nécessité de définir les normes de l'information statistique reconnues au niveau international, afin d'avoir un système statistique «transparent, efficient et cohérent». Les statistiques en Algérie, particulièrement sur le chômage ou l'inflation, sont fortement contestées et souvent accueillies avec beaucoup de scepticisme.
D'aucuns ne s'empêchent pas de penser que l'Office national des statistiques (ONS) n'est qu'un instrument dévoyé dont le seul objectif est d'accréditer les thèses du gouvernement. Les spécialistes sont formels : les mécanismes utilisés par l'ONS sont à revoir. Souvent remis en cause par des économistes et experts, le doute a commencé ces dernières années à gagner les officiels eux-mêmes. En avril 2012, l'ancien ministre de la Prospective et des Statistiques, Hamid Temmar, avait refusé les résultats d'une enquête de l'ONS sur le taux de chômage pour 2011, qui se situait entre 9 et 10%. La méthode utilisée par cet organisme pour calculer le pourcentage des sans-emploi et la période de réalisation de l'enquête ne reflétaient pas la réalité du terrain. A l'époque, Temmar avait même ordonné à l'ONS une deuxième enquête pour pouvoir donner ensuite le taux de chômage. Avant lui, Sid Ali Boukrami, ex-commissaire général à la planification et à la prospective, organisme sous tutelle du ministère des Finances, estimait en 2010 que le système national d'information économique manquait de transparence.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)