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Vers un nouveau mandat pour Sidi Said



Vers un nouveau mandat pour Sidi Said
C'est aujourd'hui que s'ouvrent normalement les travaux du 12é congrès de l'UGTA. Mais ce congrès risque de ne pas avoir lieu. En effet, tout dépend de la décision du tribunal de Sidi Mohamed d'Alger.C'est aujourd'hui que s'ouvrent normalement les travaux du 12é congrès de l'UGTA. Mais ce congrès risque de ne pas avoir lieu. En effet, tout dépend de la décision du tribunal de Sidi Mohamed d'Alger.Saisi en référé par les contestataires, tous membres de la commission exécutive nationale (CEN), cette juridiction devrait rendre son verdict dans la matinée d'aujourd'hui. Dans leur requête , acceptée par le tribunal, les contestataires demandent « l'annulation » du congrès et ce, pour non respect des règles et statuts du syndicat par le secrétaire général, Abdelmaldjid Sidi Said. Cette affaire atteste du lourd climat qui entoure ce rendez-vous. Ce d'autant que la montée au créneau des contestataires de la CEN, est venue se conjugueur à l'opposition d'une partie de la base syndicale à la direction de l'UGTA. .Le « comité de sauvegarde et de réappropriation » milite depuis des mois déjà contre la mainmise de la « clique » de Sidi Said sur la centrale syndicale. Une mainmise qui s'est notamment traduite par la marginalisation de la CEN, qui est pourtant la plus haute instance du syndicat entre deux congrès. Depuis la tenue du 11é congres, au printemps de 2008, elle n'a tenu qu'une seule session durant cette longue période. Or, les statuts exigent qu'elle tienne deux sessions chaque année.D'aucuns se demandent, par conséquent, pourquoi les membres de cette instance n'ont pas réagi plus tôt pour dénoncer cette entorse au règlement intérieur et aux statuts de l'UGTA. Des statuts qui risquent de connaître des changements si le congrès aura lieu à la date prévue. On prête ainsi l'intention à de Sidi Said d'amender nombre de dispositions relatives à la CEN qui devrait par ailleurs tenir une session chaque année au lieu de deux actuellement. Sidi Said voudrait, dit-on réduire les prérogatives de la CEN au profit du secrétariat national.Le premier responsable de l'UGTA voudrait aussi avoir la prérogative de désigner les membres du secrétariat national alors que ces derniers, selon les dispositions statutaires actuelles, sont élus par la CEN. Des amendements qui ne suscitent pas l'adhésion des syndicalistes, ce qui risque de donner lieu à des débats contradictoires passionnants et passionnés.Sidi Said veut apparemment asseoir davantage son pouvoir sur le syndicat. Car il faut le dire, il n' y a aucun enjeu autour du poste de secrétaire général. L'actuel secrétaire général, Abdelmaldjid Sidi Said, est quasiment assuré de préserver son statut.Celui qui a succédé au défunt Abdelhak Benthamouda, assassiné par les groupes terroristes au mois de janvier de l'année 1997, devra donc en toute logique et sans suspense aucun poursuivre sa mission pour un nouveau mandat de cinq ans. Sidi Said est donc en voie d'être celui qui est resté le plus longtemps à la tête de l'UGTA, soit 22 années d'affilée. Cette longévité à la tête de la centrale syndicale sera pour ainsi dire historique. Mais ce long règne s'est accompagné du déclin de l'UGTA qui est devenue une coquille vide puisque elle est en nette perte de vitesse au moment où les syndicats autonomes montent chaque jour en puissance.Saisi en référé par les contestataires, tous membres de la commission exécutive nationale (CEN), cette juridiction devrait rendre son verdict dans la matinée d'aujourd'hui. Dans leur requête , acceptée par le tribunal, les contestataires demandent « l'annulation » du congrès et ce, pour non respect des règles et statuts du syndicat par le secrétaire général, Abdelmaldjid Sidi Said. Cette affaire atteste du lourd climat qui entoure ce rendez-vous. Ce d'autant que la montée au créneau des contestataires de la CEN, est venue se conjugueur à l'opposition d'une partie de la base syndicale à la direction de l'UGTA. .Le « comité de sauvegarde et de réappropriation » milite depuis des mois déjà contre la mainmise de la « clique » de Sidi Said sur la centrale syndicale. Une mainmise qui s'est notamment traduite par la marginalisation de la CEN, qui est pourtant la plus haute instance du syndicat entre deux congrès. Depuis la tenue du 11é congres, au printemps de 2008, elle n'a tenu qu'une seule session durant cette longue période. Or, les statuts exigent qu'elle tienne deux sessions chaque année.D'aucuns se demandent, par conséquent, pourquoi les membres de cette instance n'ont pas réagi plus tôt pour dénoncer cette entorse au règlement intérieur et aux statuts de l'UGTA. Des statuts qui risquent de connaître des changements si le congrès aura lieu à la date prévue. On prête ainsi l'intention à de Sidi Said d'amender nombre de dispositions relatives à la CEN qui devrait par ailleurs tenir une session chaque année au lieu de deux actuellement. Sidi Said voudrait, dit-on réduire les prérogatives de la CEN au profit du secrétariat national.Le premier responsable de l'UGTA voudrait aussi avoir la prérogative de désigner les membres du secrétariat national alors que ces derniers, selon les dispositions statutaires actuelles, sont élus par la CEN. Des amendements qui ne suscitent pas l'adhésion des syndicalistes, ce qui risque de donner lieu à des débats contradictoires passionnants et passionnés.Sidi Said veut apparemment asseoir davantage son pouvoir sur le syndicat. Car il faut le dire, il n' y a aucun enjeu autour du poste de secrétaire général. L'actuel secrétaire général, Abdelmaldjid Sidi Said, est quasiment assuré de préserver son statut.Celui qui a succédé au défunt Abdelhak Benthamouda, assassiné par les groupes terroristes au mois de janvier de l'année 1997, devra donc en toute logique et sans suspense aucun poursuivre sa mission pour un nouveau mandat de cinq ans. Sidi Said est donc en voie d'être celui qui est resté le plus longtemps à la tête de l'UGTA, soit 22 années d'affilée. Cette longévité à la tête de la centrale syndicale sera pour ainsi dire historique. Mais ce long règne s'est accompagné du déclin de l'UGTA qui est devenue une coquille vide puisque elle est en nette perte de vitesse au moment où les syndicats autonomes montent chaque jour en puissance.


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