
Le verdict du procès des 2 prévenus arrêtés le 16 avril dernier à Alger, lors d'une manifestation du mouvement Barakat à la veille du scrutin présidentiel, sera connu le 18 mai prochain. C'est ce qui a été décidé, hier, par le tribunal correctionnel d'Alger. Les mis en cause, Bensir Mouaïz, un ressortissant tunisien âgé de 23 ans, et Kadi Mohand, étudiant âgé de 20 ans, sont poursuivis pour attroupement illégal pouvant porter atteinte à l'ordre public. Le procureur de la République a requis une année de prison ferme à l'encontre des prévenus. Plus d'une dizaine d'avocats se sont constitués pour leur défense dont des membres de la Ligue des droits de l'homme (LADDH). La défense plaidera pour une relaxe des deux prévenus en arguant que le dossier des deux accusés était vide et qu'il n'existe aucune preuve de leur participation à ladite manifestation. La défense a soutenu que les 2 prévenus ont été arrêtés en dehors de la manifestation et non pendant son déroulement (le rapport de police en fait foi) et qu'il n'existe pas de preuve matérielle de leur participation à ladite manifestation. De plus, la défense s'est interrogée sur le pourquoi de l'arrestation de ces 2 prévenus uniquement au moment où il y avait une foule de manifestants qui ont pris part à ce mouvement de protestation ' La défense considère que la qualification d'attroupement non armé pouvant perturber l'ordre public n'était pas fondée car ne réunissant pas les conditions édictées par le code pénal, notamment dans ses article 97 et 98 d'autant que les manifestants n'ont été ni sommés ni avertis par haut parleur comme cela est d'usage.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salah Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com