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VERDICT DANS LE PROCÈS DES EMEUTIERS DE LA CITE MAHIEDDINE 4 condamnations et 8 acquittements prononcés par le tribunal criminel



Huit acquittements et quatre condamnations à des peines allant de deux ans à dix-huit mois de prison ferme. Tel est le verdict prononcé, hier, en fin de soirée, par le tribunal criminel près la cour d'Alger à l'encontre des douze prévenus résidant au niveau de la cité Mahieddine, à Alger, en détention préventive depuis quinze mois.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Poursuivis pour les chefs d'accusation «d'association de malfaiteurs, d'attroupement illégal, de destruction de biens publics, consommation de drogue, etc.», quatorze parmi les dix-sept mis en cause dans cette affaire ont été acquittés, à la grande joie de leurs proches et parents venus nombreux assister mercredi à leur procès qui s'est tenu au niveau de la cour d'Alger. Le verdict prononcé tard dans la soirée de mardi dernier a vu, par ailleurs, quatre prévenus condamnés par la même juridiction à des peines allant de dix-huit mois à deux années de prison ferme. Pour rappel, le représentant du ministère public avait requis la «peine maximale» à l'encontre des douze mis en cause, sans toutefois signifier la durée de ladite peine. D'ailleurs, les avocats de la défense ont axé leurs plaidoiries sur le «fait que l'accusation n'a point avancé le moindre argument justifiant ses demandes» ou encore «étayé par des preuves tangibles les chefs d'accusation contenus dans l'arrêt de renvoi de la chambre d'accusation». Les mis en cause dans cette affaire, poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpation, dont «association de malfaiteurs, occupation illégale de l'espace public» ou encore «destruction des biens publics», ont rejeté «globalement et dans le détail» les accusations du parquet général. Lors de leurs auditions par la présidente du tribunal criminel, les personnes en question, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas la trentaine et certains sont des pères de famille, ont indiqué : «Nous sommes loin de ces accusations et les personnes à l'origine des incidents de mars 2011 sont dans la nature.» En effet, tout a commencé lorsqu'un citoyen résidant au niveau de la cité Mahieddine a décidé de bâtir une maison de fortune «pour abriter sa petite famille». «Après sept jours, la police, sur saisine de la municipalité, a décidé de la détruire. Suite à cela, j'ai fait une tentative de suicide, le reste des événements, je n'en suis nullement responsable», a indiqué Sakhri Abdelhak. En effet, cette situation a suscité la réaction des citoyens résidant dans le quartier qui ont exprimé leur «soutien à Abdelhak». Dès lors, la route a été coupée et des échauffourées ont éclaté entre les services de sécurité et les habitants de la cité Mahieddine. Des incidents qui ont causé, selon l'accusation, des blessures jugées graves aux éléments des services de sécurité. Suite à cela, des descentes policières ont eu lieu lors desquelles il a été procédé à «l'arrestation de plusieurs personnes et la récupération d'un lot important d'armes blanches». Or, pour la défense, tout cela est «faux». «Il n'y a point d'arguments solides avancés par l'accusation», a martelé la défense. Un refus exprimé, par ailleurs, par les prévenus. «La police a procédé à notre arrestation, car dans un passé récent, nous étions de petits délinquants. Aujourd'hui, nous sommes majeurs, responsables et pères de famille et nous n'avons aucun lien avec ces personnes qui portent atteinte à l'ordre public», ont indiqué, pour leur part, les prévenus lors de leur audition.
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