
C'est en présence d'un public mélomane, comptant notamment le ministre du Tourisme, Hassan Mermouri, son homologue du Niger, l'ambassadeur d'Italie, dont le pays est l'invité d'honneur de cette 9e édition, Abdelkader Bouaza, commissaire du Festival international de musique symphonique, le directeur de l'Opéra, Nourredine Saoudi, des artistes comme la chanteuse d'arabo-andalou, Lina Borsali, venue très tôt à l'Opéra d'Alger ? qui confirme un engouement grandissant pour la musique classique ?, que le festival a été ouvert par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.Dans son discours inaugural, il déclarera : «Sans nul doute, le Festival international de musique symphonique est devenu un rendez-vous très prisé et attendu par les gens, chaque année. Nous aurions souhaité que cet événement soit organisé deux fois par an. Nous espérons le réaliser dans l'avenir. Nous sommes heureux que chaque édition soit un succès faisant la promotion de ce genre musical savant et raffiné. Nous soutenons constamment ce festival.
Alors je félicite les organisateurs, qui offrent toutes les conditions de réussite de ce festival. Et je salue l'Italie, ce pays, cette référence de la musique classique universelle. Nous ne pouvons attendre que d'agréables moments à l'écoute de la musique venant d'Italie. En attendant une 10e édition qui ne sera que meilleure?»
Poème, bohème symphonique
Ce rendez-vous international, soutenu par l'Office national des droits d'auteur (ONDA), dont le directeur général est Sami Bencheikh, qui célèbre la musique symphonique où participent onze pays : France, Espagne, Allemagne, Autriche, Mexique, Japon, Russie, Syrie, Tunisie, Turquie et République tchèque et qui a été étrenné par un concert dédié au pays hôte, l'Italie. C'est une formation mixte ? scellant l'amitié algéro-italienne ?, regroupant des musiciens de l'Orchestre symphonique national (OSN) et 18 autres issus de l'Arco Magico Chamber Orchestra, qui a donné le concert inaugural.
Et ce, sous la direction et la baguette «magique» du maestro, Amine Kouider, qui n'est plus à présenter, car d'envergure internationale. Un programme typiquement consacré au pays du «bel canto», l'Italie. La mise en jambe du concert a été dédiée au maestro Rachid Saouli, décédé le 16 septembre 2017. Rachid Saouli, ce «conductor» de l'ombre, réservé, effacé, humble, presque «invisible», tant il était d'une modestie forçant le respect. Rachid Saouli était destiné à la mélomanie, au service de la musique, bien sûr universelle, et surtout celle algérienne.
Celles kabyle, oranaise, chaouie, chaâbie, targuie? Ce qui est méritoire chez Rachid Saouli, c'est qu'il a sillonné, la baguette sous le bras, 47 wilayas, où il a dirigé l'Orchestre symphonique national (OSN) pour démocratiser cette musique savante, voire élitiste. L'introduction saluant la mémoire du défunt s'intitule Poème symphonique dont il est l'auteur.
La voix de la mezzo-soprano brise le cristal
La performance proprement dite est celle réservée à la fameuse Traviata de Giuseppe Verdi. Un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi créé le 6 mars 1853 à La Fenice de Venise sur un livret de Francesco Maria Piave d'après le roman d'Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias (1848) et son adaptation théâtrale (1852). La Traviata est devenue au XXe siècle l'une des ?uvres les plus jouées dans les opéras de par le monde. L'histoire ' Entretenue par le riche baron Douphol, la courtisane Violetta Valéry se complaît dans son rôle de «dévoyée» (traviata) en s'étourdissant dans le luxe et les plaisirs pour oublier la terrible maladie qui menace ses jours.
Au cours d'une des fêtes qu'elle donne chez elle, Violetta se laisse séduire par Alfredo Germont, un jeune homme passionné dont la ferveur parvient à la détourner de sa vie dissolue. Ayant tout abandonné, Violetta croit pouvoir vivre son amour avec Alfredo à la campagne. Une affaire triangle, un trio infernal formé par la Gaia Petrone, mezzo-soprano, Guiseppe Talmo, ténor, et Massimiliano Fichera, baryton. Les trois comparses ont donné de la voie, car ayant du coffre. Ils ont fait résonner les planches de l'Opéra par une théâtralité expressive. Violetta (la mezzo-soprano, Gaia Petrone), déclinant un chant lyrique plaintif, mélancolique, primesautier ou encore indolent, est gracieuse.
Elle assurera. Sa voix brise le cristal. Elle sera longuement ovationnée. «L'Algérie est devenue la destination de nombreux musiciens internationaux de musique classique et symphonique. Le public a réagi. Et comme vous le constatez, la salle de l'Opéra d'Alger ne suffit plus à contenir un tel monde. C'est un long travail de 15 ans sans discontinuer à travers les 47 wilayas.
Du professionnalisme au service de la musique? Nous saluons la mémoire du regretté maestro Rachid Saouli. Car il a beaucoup donné pour l'Algérie. Une grosse perte pour les élèves de l'Institut national supérieur de musique (INSM)?», rendra hommage Abdelkader Bouazara, commissaire du Festival international de musique symphonique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Smail
Source : www.elwatan.com