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VENTE DES MEDICAMENTS ANTICANCEREUX EN PHARMACIE La liste reste à arrêter



Après la décision prise de commercialiser les formes sèches des médicaments anticancéreux et de les faire rembourser par la Sécurité sociale, la liste des médicaments concernés doit être arrêtée. Leur remboursement se fera au même titre que ceux prescrits pour les autres maladies chroniques.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - La liste des médicaments n'a pas encore été arrêtée. Toutes les formes sèches seront-elles concernées quel que soit leur prix ' Le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) explique que tous les médicaments anticancéreux ne sont pas forcément très chers. M. Cherif Dellih, qui s'exprimait hier sur les ondes de la Chaîne III dans le cadre de «l'Invité de la rédaction», a estimé que la procédure qui sera appliquée aux médicaments pour le traitement du cancer est la même que celle qui concerne d'autres maladies chroniques. La Sécurité sociale devrait les rembourser puisque la prise en charge des cancéreux est totale. Une trentaine de médicaments devraient donc être vendus en officine avec comme objectif premier, diminuer le nomadisme des malades. Interrogé au sujet du coût des traitements, le Dr Dellih a répondu que cela dépendait de la nature de la pathologie. Pour un cancer du sein, les médicaments peuvent atteindre un coût de 300 000 dinars la cure contre 7 millions de dinars pour d'autres types de cancer. Le directeur de la PCH a fait savoir que l'enveloppe allouée aux médicaments anticancéreux est passée de 8 milliards de dinars à 20 milliards de dinars après la décision du conseil interministériel prise en novembre dernier et qui avait permis à la PCH de constituer des stocks pouvant couvrir jusqu'à six mois de traitement. Il reconnaît qu'avant cette date, la PCH n'était plus en mesure de se faire approvisionner puisque ses créances auprès des fournisseurs étaient importantes avec pas moins de 10 milliards de dinars auprès des fournisseurs locaux. La décision d'octroyer, en novembre 2011, une enveloppe de 30 milliards de dinars a été une véritable bouffée d'oxygène pour la PCH. Le second conseil interministériel tenu lundi a également pris des mesures à même de faciliter les procédures et apporter une autre bouffée d'oxygène à la PCH avec le gel de la dette qui va permettre de sécuriser les approvisionnements et la possibilité donnée aux hôpitaux de s'approvisionner grâce au gré à gré sans passer par les avis d'appels d'offres, une procédure jugée contraignante.
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