
Jamais le secteur de l'automobile n'a connu une pareille déliquescence depuis les années 2005 quand le gouvernement avait décidé de mettre fin aux importations des "moins de trois ans".Le marché de l'occasion représente un peu plus de 800 000 unités, soit le double du marché du neuf. Représentant également plus de 20% des immatriculations, ce secteur, évalué à des dizaines de milliards de dinars, constitue une niche qui échappe à tout contrôle. L'Etat récupère, à travers les quittances des impôts, du passage obligatoire chez l'ingénieur des mines et du contrôle technique obligatoire automobile, un bénéfice infinitésimal.On s'en souvient, les Algériens importaient 30 000 unités/an âgées de moins de 3 ans depuis l'Europe.Très vite, les concessionnaires dénoncent une concurrence déloyale, au plan commercial, et dangereuse, au plan sécurité. La démarche entamée en 2003 par les professionnels du secteur a apporté ses fruits. En 2005, un texte de loi met fin à ces importations, d'autant que le scandale des véhicules dit ZH a ruiné les caisses de l'Etat. Après de longues tergiversations, le gouvernement sort de son silence et décide d'assainir ce marché.Ainsi, il sera, désormais, soumis à des règles de fonctionnement à travers la mise en place d'un groupe de travail pour préparer des textes juridiques. Ce futur dispositif a pour objectif d'assainir le marché local d'occasion et de protéger ses clients.Ce groupe de travail a été mis en place depuis juin dernier pour instaurer un Argus qui mettrait fin au trafic des véhicules d'occasion, permettrait l'identification des vendeurs et des nouveaux propriétaires ainsi que la traçabilité des capitaux. Une annonce qui fait face à l'absence d'un fichier national unifié de cartes grises, de permis de conduire et de certificats de résidence, trois sésames que l'Etat ne contrôle pas actuellement lors des transactions enregistrées au niveau des daïras.F. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid BELGACEM
Source : www.liberte-algerie.com