Faut-il finir par croire que c?est par fatalité que le sort de la capitale est scellé ? A voir tout ce qui a été entrepris pour rendre ses lettres de noblesse à cette capitale méditerranéenne à travers les différents programmes arrêtés par les successifs walis et autres gouverneurs, il n?est pas exagéré de répondre par l?affirmative. Lors de sa rencontre avec les walis délégués et les présidents d?Apc, M. Addou, le successeur de M. Nourani, a bien exprimé sa déception de voir que les objectifs tracés ne sont pas totalement réalisés. La frustration ne peut être que grande au vu des seules sommes d?argent débloquées pour la circonstance. Une enveloppe supplémentaire de 22,7 milliards de dinars a été votée par l?apw d?Alger aux premiers jours de l?installation de Mohamed Kebir Addou à la tête de la capitale. Un branle-bas de combat avait alors commencé pour venir à bout de la saleté qui ternit l?image d?Alger, des 37 bidonvilles et leurs 27 000 habitations précaires et des 96 marchés informels qui sont de véritables plaies dont souffre la capitale. Une année après, le résultat n?est guère reluisant : « Nous sommes très loin des résultats escomptés », assène le wali à ses délégués. Les marchés éradiqués se sont reconstitués, les bidonvilles rasés se sont redéployés de plus belle et les constructions anarchiques s?érigent encore sur des terres agricoles, le tout dans un laisser-aller qui frise la fatalité, sinon la complicité. Ce sont bien là les prémices d?une remise en cause de l?action de mise à niveau d?une ville toujours voulue méditerranéenne grâce à son hospitalité, sa chaleur et ses lumières. La man?uvre a dû être brusque pour des mentalités longtemps figées dans l?inertie pour expliquer la réaction peu convaincante des responsables locaux et de leurs services d?un côté. De l?autre, la population, habituée à l?assistanat des décennies durant, n?a pu répondre favorablement aux sollicitations de l?administration quand bien même il s?agirait d?un soupçon de civisme dont elle a tout à gagner, à l?image d?un environnement propre. Alger reçoit encore une enveloppe de quelque 95 milliards de dinars de projets étalés sur les quatre ans à venir. C?est ce que le wali vient d?annoncer. L?éducation et l?enseignement disputeront cette somme aux « secteurs » credo de M. Addou, à savoir l?hygiène, les bidonvilles et les marchés informels. La volonté finira-t-elle par vaincre l?habitude ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Guissem
Source : www.elwatan.com