Alger - Revue de Presse

Utilisation des énergies renouvelables



L’Algérie toujours à la traîne Malgré les potentialités énergétiques naturelles énormes dont dispose l’Algérie, leur utilisation n’est toujours pas à la hauteur des défis qui se posent à notre pays que ce soit sur le plan justement énergétique ou de protection de l’environnement.  C’est le constat des spécialistes du Centre de développement des énergies renouvelables, hier, à l’occasion de la «célébration» de la journée la plus longue de l’année, appelée le Solstice de l’été. Pour eux, «il est important de célébrer cette journée comme on célèbre la journée de l’arbre ou autre. Une journée complètement dédiée au soleil, même proclamée par une loi pourquoi pas ?» C’est l’avis du chercheur Salim Kehhal, sous-directeur du centre qui se situe à Bouzaréah, dans les hauteurs d’Alger. Il faut savoir que le soleil, par exemple, est une énergie intarissable qui peut très bien remplacer le pétrole et aider à protéger la nature. «La tendance mondiale va vers l’exploitation de cette énergie et bien d’autres énergies comme source complémentaire aux hydrocarbures», raconte notre interlocuteur «et dans le cadre du protocole de Kyoto, cette tendance est inévitable.» Pour le cas de notre pays, «nous disposons de l’un des gisements solaires les plus important au monde avec plus de 3.000 heures de soleil par an et on évalue à 5 Kwh l’énergie quotidienne reçue sur une surface horizontale de 1 m² sur la majeure partie du territoire national, soit une puissance d’environ 1.700 Kwh/m²/an dans le Nord du pays et 2.263 Kwh/m²/an dans les régions du Sud. Mais nous n’en utilisons qu’une infime partie, et ne produisons que près de 1 Mwatts alors que la production de la Sonelgaz est évaluée à 6.000 Mwatts». «Nous disposons d’un potentiel énorme surtout dans le Sud du pays. D’ailleurs, le ministère de l’Energie et des Mines par le biais de l’Institut du Solaire est en train d’installer à Hassi R’mel le premier plus important central thermique hybride gaz et soleil en Afrique. D’une puissance de 150 MW (130 MW de gaz et 20 MW de solaire, ndlr)», a révélé notre interlocuteur. L’investissement est d’un coût de 130 millions d’euros. D’autres expériences suivront, bien sûr, mais il reste à développer l’utilisation de cette énergie afin de préserver la nature. Selon une récente étude menée par des spécialistes, les besoins du pays en énergie sont estimés à plus de 4 mégawatts/an et à plus de 10.000 m²/an de capteurs solaires. Les secteurs d’application sont multiples: électrification rurale des villages isolés, alimentation en eau des populations et du cheptel et irrigation des terres agricoles, équipement de centres de santé en conservateurs médicaux autonomes, alimentation en énergie des relais de télécommunications et production d’eau chaude sanitaire. Un marché donc toujours vierge. Les Japonais sont intéressés par le marché des panneaux photovoltaïques en Algérie. A titre indicatif, il faut savoir que la Terre intercepte deux milliardième de l’énergie envoyée par le Soleil, soit l’équivalent thermique de 1,5 milliard de TWh par an, soit 15.000 fois les besoins mondiaux. Par temps clair, elle reçoit à midi, une puissance solaire d’environ 1 kW par m2 de surface normale au rayonnement soit un apport d’énergie de 800 à 2.800 kWh/m2 par an selon la latitude et le climat (nébulosité).
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