Le match USM Alger-JS Kabylie ne sera pas une partie de plaisir pour les deux clubs. Demain ou mardi, c'est selon la volonté de la Ligue de football professionnel. Outre les déclarations de rues, il y a celles qui planent dans la haute sphère de ces deux clubs. Chaque boss cherche la meilleure voie pour calmer les esprits, mais aussi, à la fois promettre la victoire. Juste à l'étage inferieure, le message est clair «on est et on restera les meilleurs». C'est la tonalité qui ne peut pas échapper à l'ambiance des grandes rencontres. «Mobilisez-vous pour supporter votre équipe».Chez les représentants du Djurdjura, on parle plutôt de stratégie, l'entraîneur Dumas croit en ses chances pour accrocher le leader provisoire chez lui et devant ses supporters. L'adversaire sera coriace. Cette rencontre nous amène à feuilleter le répertoire du football des années 1950/51 où la première rencontre entre ces deux formations a eu lieu au stade Arsène-Weinman stade de la ville, fondé en 1920 par le maire de la ville de cette époque, en l'occurrence M. Arsène Weinman. Le stade possédait une capacité d'environ cinq mille places.
Lors de cette rencontre, ce fut la JSK qui a pris le dessus par un 5-2. Le match retour s'est joué au stade Marcel-Cerdan, inauguré le 16 novembre 1950 par le gouverneur général français de l'époque, le score final fut en faveur des Kabyles 3-1. Depuis 1963 à ce jour, le nombre de victoires enregistrées par l'USMA face à la JSK est de 30 contre 26 victoires pour les Canaris. C'est dire que depuis les premiers derbys à ce jour, les rencontres ont toujours été palpitantes. Des buts inscrits par les grands joueurs des deux clubs, en l'occurrence, les Merad, El Kolli, Oualiken, Arezki Kouffi, Bernaoui, Aït Amar, Derridj, Djebbar, Dali, Aouiss, Rachid Baileche, Mouloud Iboud, Bahbouh, Baris, Abdeslam, Azzouz, Kourifa, Rahmouni, Adghigh, Dziri, Hadj Adlene, Sadmi, Meftah, Bezzaz, Eneramo, Belkaid?
Des années après, l'histoire refait surface. Elle révèle des faits qui se référencient et renseignent les générations sur le modèle du football d'hier. L'Algérie, connue et reconnue comme une nation de football, quitte ce sacré podium pour s'engager dans un monde de négociations qui n'est pas le sien. «Il faudrait se débarrasser (joueurs, entraîneurs et dirigeants), de ceux qui brisent le football sans attendre d'être virés». Sans doute faut-il aussi observer et prendre bien plus au sérieux d'autres signes venus du monde du football, bien plus importants et bien plus révélateurs que ce qui se trame.
JSK-USMA, deux équipes qui ont contribué à consolider l'image, jadis de ce football propre qui a eu sa parole, qui s'est exprimé sur un espace de liberté, convivialité, résonnance et de fête. Ce sont ces anciens joueurs qui gardent en eux encore de très belles histoires, que seules leurs réalisations peuvent expliquer ce qu'était le football en cette période, où tout se jouait sans aucun intérêt, si ce n'est celui d'offrir du spectacle et de donner de l'amour à cette discipline. Ils mesuraient l'importance d'une victoire, la valeur d'un rapprochement entre les clubs, entre les joueurs, ils mesuraient ce qu'était le sens d'une tasse de café avec leurs supporters pour ne pas dire avec leurs partenaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com