Les Taxis d’Alger montent au créneau
En prévision de l’assemblée générale qui se tiendra jeudi prochain au siège de l’UGCAA, les Taxis de la wilaya d’Alger durcissent le ton...
Ils menacent de recourir à la grève «si on continue à faire la sourde oreille» quant aux innombrables problèmes rencontrés par la corporation «notamment en ce qui concerne les impôts, la réglementation professionnelle en matière de code de la route ainsi que des dépassements administratifs»...Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, le bureau exécutif des Taxis d’Alger promet un bras de fer avec le Premier responsable de la direction de la wilaya si aucune solution n’est trouvée entre-temps. «Nous avons adressé quelque sept demandes d’audience à ce responsable, deux autres au ministre de tutelle ainsi que trois demandes au directeur régional des Impôts, mais aucune suite ne nous a été réservée à ce jour», y lit-on. Les gens de la corporation mettent l’accent essentiellement sur le problème des impôts qui pèse sur les taxis. Le chargé de l’organique du bureau des Taxis d’Alger, sollicité sur ce point, soutiendra qu’ils ont saisi l’inspection des Impôts pour établir une seule vignette de 1.500 à 2.000 DA par trimestre.
«Nous ne sommes que des prestataires de services et non pas des commerçants», justifiera-t-il en s’interrogeant: «Alors pourquoi nous imposer sur la base d’un chiffre d’affaires avoisinant les 50 ou 60 millions par an, sachant que la moyenne de nos rentrées par jour ne dépasse pas les 500 dinars, avec les charges !» Notre interlocuteur ne s’est pas empêché également de charger le directeur des Transports de la wilaya qui, à ses yeux, «n’a pas seulement bloqué depuis cinq ans la commission technique, constituée de la police, la gendarmerie, le syndicat des taxis, souveraine notamment en ce qui concerne le retrait des permis, mais a annoncé des mesures contradictoires avec le métier de chauffeur de taxi, à savoir l’interdiction de l’utilisation de petits véhicules et proposer de plus l’uniformisation de la couleur des taxis (jaune)».
Le représentant des taxis d’Alger a appelé enfin au rétablissement de la coordination, service spécial taxi, gelée depuis 2001. Il s’en est également pris au «terrorisme administratif» que subiraient les taxis dans leur travail.
Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com