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Une ville, une histoire Un mari volé par une autre



Une ville, une histoire Un mari volé par une autre
Vécu - Karima et son beau mari habitent Bordj Ménaïel, à 65 km à l'Est d'Alger. La jeune épouse a eu beaucoup de chance car, contrairement à de nombreuses filles qui ont fait des études supérieures, elle ne tarde pas à trouver un emploi.
Après une année de travail, Karima fait la connaissance d'un charmant jeune homme dont elle tombe follement amoureuse. Cet amour a été couronné d'un mariage somptueux à l'issue duquel naissent de très beaux jumeaux. Pour s'occuper de ses deux enfants, Karima décide d'arrêter le travail.
Elle a pris cette décision parce qu'elle sait que les revenus de son mari seront suffisants pour les dépenses de la famille. Et voici Karima métamorphosée en femme au foyer. Mais au bout de quelques mois, pour des raisons qu'elle ignore, la jeune mère de famille constate que son mari ne s'occupe plus d'elle. Elle demande conseil à une voisine plus âgée qu'elle et celle-ci lui conseille d'aller voir une mrabta qui lui donnerait quelques remèdes pour empêcher son mari de la tromper ou de se remarier. Après moult hésitations, Karima finit par se laisser convaincre par l'idée selon laquelle seule une amulette concoctée par une mrabta pouvait éviter la destruction de son foyer à cause d'une hypothétique rivale.
Elle accompagne donc sa voisine chez une vieille femme dont on dit beaucoup de bien. Elle aurait sauvé du naufrage des milliers de foyers ! Cette vieille femme a donné à Karima une herbe qu'elle devait réduire en poudre et dont elle saupoudrerait un des repas de son mari. Le soir même, la jeune mère de famille met la poudre en question dans la soupe du père de ses enfants. Celui-ci, dès les premières cuillerées, sent des brûlures à l'estomac. Ces brûlures, de plus en plus insupportables, font qu'il tombe par terre en hurlant. Terrifiée, Karima se met à hurler à son tour et des voisins accourent.
Au milieu de la nuit le malheureux rend l'âme. La police s'en mêle et Karima, effondrée, leur raconte tout. Elle est arrêtée ainsi que sa voisine et la mrabta qui avait «sauvé tant de foyers du naufrage». Karima qui a sombré dans la folie, n'arrête pas de crier à tue-tête : «J'aimais mon mari, je ne voulais pas qu'une autre me le prenne c'est tout !» Cette autre, finalement, c'est la mort. Cette mort qu'elle-même a donnée à son mari.
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