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Une ville, une histoire «El-Djazaïria»



Une ville, une histoire                                    «El-Djazaïria»
Atout - Le nec plus ultra dans sa jeune carrière est qu'elle sera «protégée» et conseillée par le plus grand maître de la musique encore vivant au Caire : le professeur Mohamed Abdelwahab.
Nous savons aujourd'hui presque tout des artistes algériens, qu'ils soient chanteurs, musiciens ou comédiens.
Et surtout quand ils sont nés et qu'ils ont grandi à Alger.
Et pourtant il y a une Diva cent pour cent algérienne et cent pour cent algéroise dont on ignore quasiment tout : c'est Leïla El-Djazaïria.
Elle a vu le jour dans la capitale dans les années 20, s'est essayée à la danse et a poussé la chansonnette à la radio.
Grâce à un talent polyvalent qui lui permet de chanter, de danser et de jouer la comédie avec le même bonheur, la jeune Leïla s'imposera peu à peu sur les planches et à la radio.
Au point que les premières publicités commerciales en Algérie porteront son nom et celui de Mohamed Touri.
Les anciens se souviennent sans doute du «Henné Leïla» et du «Henné Touri». Consciente que son ambition artistique restera toujours limitée en Algérie, elle décidera alors de tenter sa chance non en Tunisie qui était à la mode en ce temps-là, mais carrément en Egypte.
Et contrairement à toute attente, Leïla sera tout de suite repérée par les imprésarios. Son accent typiquement algérien et sa voix feront le reste. Pour la différencier des autres cantatrices qui se bousculaient aux portillons, les Egyptiens lui donneront le «Lakeb» de El-Djazaïria.
C'est une étoile qui monte, elle est même réclamée par des producteurs. Le nec plus ultra dans sa jeune carrière est qu'elle sera «protégée» et conseillée par le plus grand maître de la musique encore vivant au Caire : le professeur Mohamed Abdelwahab.
On lui confiera même quelques rôles près de lui. A Alger, la notoriété de Leïla appelée désormais El-Djazaïria fait des jaloux.
Dans certains milieux aigris par des échecs successifs on raconte n'importe quoi sur elle.
Et puis brusquement le rideau noir. Leïla ne joue plus, ne chante plus et disparaît de la circulation.
A Alger, on finit pratiquement par l'oublier d'autant que d'autres talents font parler d'eux comme Meriem Abed, Hadjira Bahi, etc.
C'est au lendemain de l'indépendance que l'on apprendra par le plus grand des hasards que Leïla El-Djazaïria qui n'a jamais remis les pieds à Alger, vivait à Casablanca au Maroc où elle s'était mariée, avait fondé un foyer et s'était rangée définitivement.
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