
Plusieurs forfaits ont été déclarés en ce début de championnatLa Fédération algérienne de basket-ball est mise en demeure de revoir sa copie car même si le développement du basket féminin est toujours d'actualité, il ne peut se concrétiser au niveau de l'élite à travers une formule qui s'est vite transformée en une parodie.Alors que les championnats dames et messieurs de handball et de volley-ball ont déjà entamé la nouvelle saison 2016-2017, celui du basket-ball national est sérieusement à la traîne, à l'image de la super-division A hommes qui n'a pas encore débuté la compétition. Pour cause, plusieurs ténors de l'élite messieurs n'auraient pas encore réglé leurs frais d'engagement, tant le récurrent problème financier continue de constituer un sérieux handicap parmi la plupart des clubs, toutes divisions confondues. D'ailleurs à ce titre, si la super-division B messieurs a débuté sa saison, il n'en demeure pas moins que lors de 2e journée qui s'est jouée le dernier week-end, la poule A composée de six clubs, a vu les forfaits de l'OM Bel Abbès à M'sila, et celui du MS Cherchell qui ne s'est même pas présenté sur son propre terrain face au MC Saïda. Seuls les deux rencontres au programme de la poule B ont pu se dérouler, alors que la troisième est normalement prévue aujourd'hui à 17h30 entre l'USM Alger et Rouïba CB. Mais là où le bât blesse réellement en ce début de saison, et de manière très alarmante, se situe au niveau du championnat national dames de l'élite, dont la nouvelle formule répartie en trois poules de six formations chacune, a malheureusement très vite donné lieu à une véritable parodie. Pour preuve, dès l'entame dudit championnat, au terme de deux journées de compétition, plusieurs matchs ont été sanctionnés par des résultats tout simplement «extravagants», tant la différence de niveau entre la plupart des clubs, était évidente. L'exemple le plus édifiant en la matière, et qui aura surtout marqué le dernier week-end, s'est vérifié lors de la rencontre OC Alger-NR Constantine, remportée par les Olympiennes de la capitale sur le score «surréaliste» de 151-1. Un résultat final sans précédent, et qui pourrait même être mentionné dans le Guinness. Pis encore, l'équipe constantinoise s'était présentée à Alger avec quatre joueuses seulement, et il aura fallu que la dévouée présidente du NRC qui fait office de dirigeante et d'entraîneur, soit contrainte d'enfiler un maillot pour constituer la 5e joueuse, afin d'éviter le forfait au Cinq constantinois dames. De plus au registre des forfaits, pas moins de trois équipes se sont signalées par leur absence en la matière, alors que le match NRS Alger-MT Sétif ne s'est pas joué comme prévu. Résultats des courses: les clubs féminins qui ont fait le choix de jouer le championnat national Dames de l'élite dans une nouvelle formule complètement inadaptée à la réalité du terrain, seront certainement contraints d'ici très peu, soit de retirer définitivement, soit d'accepter d'évoluer dans une compétition qui devra logiquement se baser essentiellement sur un championnat unique, constitué de huit formations réputées pour le niveau. La Fédération algérienne de basket-ball que préside Rabah Bouarifi, est désormais mise sérieusement en demeure de revoir complètement sa copie, car quand bien même le développement du basket féminin est toujours d'actualité, il ne peut cependant jamais se concrétiser au niveau de l'élite à travers une formule qui s'est vite transformée en une véritable parodie de championnat. Le basket-ball national serait-il devenu aujourd'hui le parent pauvre du sport algérien, d'autant plus que la balle au panier féminin et masculin continue d'être à la traîne, et que les forfaits ne cessent de pleuvoir au niveau des compétitions filles et garçons entamées ce mois de novembre' Il est vrai que les habituelles subventions en provenance des pouvoirs publics, ont été sérieusement revues à la baisse par l'Etat, avec toutes conséquences que l'on ose imaginer, et qui portent un sérieux coup de frein à l'essor d'un basket algérien de plus en plus à la peine. Depuis son sacre arabe remporté en 2000 à Alger, le basket-ball féminin algérien n'arrive plus à «rebondir». Pis encore, il a connu un sérieux recul en 16 ans, au point d'avoir atteint aujourd'hui un niveau des plus médiocres.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com