À l'approche des élections législatives, le pouvoir mobilise ses troupes. Ont-elles déjà commencé à "travailler" et à se préparer à participer au scrutin 'Un collectif d'associations appelé "Nidaa El-Watan" est né à l'issue d'une réunion tenue à Sidi-Fredj, à Alger, sous la houlette de Nazih Berramdane, conseiller du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l'étranger.
Le conglomérat, qui comporte des associations, syndicats et autres organisations de la "société civile", qui ont souvent participé à créer la galaxie Bouteflika, ne s'identifie pas comme parti politique.
Mais ses intentions ne laissent guère de doute. L'initiative "est le fruit de contributions et de propositions pratiques pour relever les défis actuels en vue de renforcer la cohésion sociale et la solidarité nationale, et de déjouer les complots qui visent la stabilité du pays et l'unité nationale", indique le communiqué annonçant la constitution de "Nidaa El-Watan" (Appel de la patrie). Les promoteurs du projet entendent même servir d'interface "politique" au pouvoir.
Face à la levée de boucliers suscitée par la nouvelle initiative, comparée par nombre d'observateurs à la création, en 1997, du Rassemblement national démocratique (RND), Nazih Berramdane se défend. L'homme qui fut tour à tour porte-parole d'Abdelaziz Belaïd, soutien d'Ali Benflis, puis député du Mouvement populaire algérien (MPA), a indiqué que le projet "n'a rien à voir" avec le RND.
"L'initiative de Nidaa El-Watan n'est ni un comité de soutien et ne ressemble guère aux précédentes initiatives politiques, comme cela a été rapporté. Elle est conduite par des personnes qui jouissent d'une grande crédibilité dans la société", a-t-il indiqué sur les ondes de la Radio nationale.
"D'aucuns ont comparé notre initiative à une précédente.Il faut savoir que cette dernière était dédiée à des personnes pour servir de comité de soutien. Aujourd'hui, il s'agit d'un appel de la nation et ceux qui adhèrent à l'initiative sont des personnes qui jouissent d'une grande crédibilité au niveau national, elles ont répondu à notre appel pour servir la patrie", s'est-il défendu.
Outre les anciennes associations satellitaires du pouvoir, l'initiative Nidaa El-Watan a vu l'adhésion de nouvelles recrues. C'est le cas de l'Association de protection des consommateurs (Apoce) et d'autres entités.
La création de ce collectif fait partie des projets du chef de l'Etat. Après son arrivée au pouvoir en décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune avait fait de la structuration de "la société civile" une de ses priorités. Il s'était présenté à la présidentielle comme "candidat indépendant" et a refusé le soutien des partis politiques.
En août dernier, il indiquait que la société civile demeurait son "premier allié" pour concrétiser "l'édification de l'Etat", soulignant la "nécessité" d'apporter tout le soutien et les facilités aux associations pour les aider à s'organiser davantage.
"J'exige, pour la énième fois, qu'on associe la société civile et à l'aider à s'organiser", avait-il indiqué en direction des walis. "J'insiste sur la société civile parce qu'elle est honnête. Je suis très enclin au mouvement associatif qui se soucie des préoccupations quotidiennes des citoyens", avait-il ajouté.
Ali BOUKHLEF
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali BOUKHLEF
Source : www.liberte-algerie.com