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Une saison d'enfer !



Une saison d'enfer !
Dans le cadre du Printemps littéraire, l'Institut français d'Alger a organisé, mardi après-midi, une performance du collectif «La Meute littéraire». Ce sont pour la plupart des étudiants algériens aux parcours et aux spécialités différents, mais mordus par cet amour de la littérature et de la poésie.Ces poètes et ces écrivains en herbe organisent depuis quelque temps déjà des événements littéraires. Le concept en question est né il y a trois ans sur le réseau social facebook.De coup, ces jeunes sont passés du virtuel au réel à travers des rencontres à thématique précise. Lilia, étudiante en marketing, est fière de souligner qu'à l'occasion du Printemps des poètes, la Meute littéraire a conçu le nouveau concept de la «flash-meute, poètes urbains». Un concept qui cherche une interaction entre la littérature et les différents arts.Ainsi, le programme de l'escale de la Meute littéraire à l'Institut français d'Alger s'est scindé en trois moments forts : une intervention sur le thème de la littérature et la voix de la rue avec un support Data show, suivi de quelques questions sensibles sur l'art urbain.Pour boucler la boucle, une performance artistique de parcours a été à l'honneur au niveau du jardin de l'Institut français d'Alger. Trois éléments de la Meute littéraire se sont relayés pour aborder l'optique de la musique urbaine. Que ce soit pour le rap où le slam, certains liens avec la littérature sont fortement présents. Ces deux genres sont connus pour leur lyrisme et leurs poètes des temps modernes.Le Street Art, ou l'art urbain est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d'art réalisées dans la rue ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, la réclame, le pochoir, la mosaïque, les stickers et l'affichage. Les taggeurs sont comme les poètes et les prosateurs, ils s'amusent à coder leurs écrits et en faire des symboles.Une des oratrices a souligné que le Street Art a pris récemment la casquette d'un art engagé de dénonciation qui cherche à mettre en évidence ses opinions. A la question de savoir si le Street Art est une source de polémique ou au contraire doit-on le considérer comme une dégradation de la ville, la plupart des présents à cette rencontre ont estimé que le Street Art ne contribue pas à la dégradation du patrimoine architectural. Bien que le Street Art existe à l'état embryonnaire en Algérie, l'exercice de cet art doit se faire dans le respect des propriétés privées.Quant au théâtre de rue, ce dernier interpelle les passants et tente de rendre l'expression théâtrale accessible à la population. Dans le registre des danses urbaines et la littérature, nombreux sont les textes qui traitent de la relation étroite liant la littérature au geste et à l'expression corporelle. La danse, qui à première vue n'a aucune relation avec la littérature, la nourrit pourtant. En somme, la littérature et les arts de la rue devraient s'investir davantage dans leur relation. De l'avis de certains présents, ce mariage insolite peut parfaitement fonctionner.


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