
Une conférence ayant pour thème « Le boom du web mobile, une chance pour les journalistes » a été animée, hier, à l'Ecole nationale supérieure de journalisme de Ben Aknoun (Alger), par Nicolas Becquet, manager multimédia et journaliste. Passionné par l'impact du numérique qui a révolutionné notre quotidien, le conférencier a indiqué que le journalisme vit une intense période de remise en question avec de fantastiques opportunités. Sur smartphone, web ou réseaux sociaux, le journalisme change à grande vitesse. Cela se traduit, selon l'expert, par l'information massive diffusée également par des outils pratiques et maniables, tels la tablette ou le téléphone portable en particulier. D'où la nécessité, dit-il, de saisir l'occasion pour produire jusqu'à l'audience et de répondre, en particulier, à la question de comment maintenir le contact avec les internautes. Selon lui, c'est le téléphone qui détient actuellement le record en termes de production et de consommation de l'information. La tablette est une révélation pour les enregistrements audio et le partage d'images en direct, soit une audience exceptionnelle pour les médias et qui devra, selon lui, se généraliser progressivement au même titre que le mobile. « Tout est réuni pour faire face à l'information et revenir avec un produit », dit-il. Selon lui, les réseaux sociaux algériens consomment beaucoup en matière de partage de données. « Il faut apprendre à le faire de façon professionnelle selon les techniques des TIC et de la déontologie qui permettent une plus grande visibilité », dit-il. Tout en regrettant la faiblesse de la connexion en Algérie, Becquet a réussi quand même à réaliser plusieurs contenus multimédias sur son téléphone mobile pour balancer des informations sur la vie culturelle. Selon lui, il est impératif de se mettre à l'ère du web selon les nouvelles tendances et les nouvelles consommations. « Le web peut être au service du terrain et de la rédaction », dit-il. « Il faut juste disposer d'un matériel minimum, nécessaire et pratique, stabiliser le son et l'image et d'une application de référence », ajoute-t-il. En termes de chiffres, l'expert a avancé un taux de 60% des recherches mondiales sur internet qui s'effectuent sur téléphone portable. Concernant la consommation de l'information, le bilan fait état de 1,7 milliard d'utilisateurs facebook contre 1 milliard d'utilisateurs de Wast-Up et 300 millions d'abonnés à Twitter. « Ceci ne doit pas être pris à la légère, mais doit être expérimenté en fonction de l'émergence aussi des nouveaux services médias dont Wats-Up, Snup-Chat qui informent directement et immédiatement », recommande-t-il.Il a rappelé, dans ce sens, que de grandes rédactions de par le monde ont mobilisé des équipes spécialisées chargées de balancer l'information sur ces nouvelles plateformes. Une révolution. En effet, l'information est désormais visuelle, verticale, sociale et personnalisée. « Elle est à la fois bien et dangereuse », fait-il remarquer. Les raisons ' Il explique que le journaliste doit parfois aller contre ses idées avant tout engagement et avant de sélectionner le produit destiné au web. Aussi, la multiplication des écrans fait état d'un record détenu par le téléphone mobile encore une fois, suivi par la tablette, viendra en dernier lieu le micro-portable. « Ceux-ci permettent la réalisation de reportages réfléchis », dit-il. De même pour le mode live-tweet qui est utile et commun, mais qui nécessite un exercice difficile », explique t-il. « Il peut cependant mener loin, il faut juste l'enrichir de photos, vidéos, sondages et autres palettes multimédias, y compris pendant une conférence ou lors d'un débat ou d'une actualité chaude », poursuit-il. C'est pourquoi il a appelé à restructurer et à comprendre l'information et ses modalités dans un univers où la concurrence est rude. En effet, 32% de personnes passent leur temps à jouer sur leurs téléphones mobiles, 17% sur facebook, 10% utilisent la messagerie sociale alors que 3% seulement s'intéressent aux informations. Pour se frayer un chemin et être à jour sur l'information, il recommande la création d'un produit visuel et attractif. En moyenne, dit-il, sur 34 applications sur le portable, seulement 3 à 4 sont utilisées. Raison pour laquelle il appelle à l'utilisation de plus de canaux numériques. Evoquant l'économie du mobile, son évaluation fait état d'un boom estimé à 10% en 5 ans seulement.Quant à la connexion, il indique que les infrastructures techniques contribuent au développement économique d'entreprise. Lors d'une séance-débat avec la presse, Nicolas Becquet a recommandé aux journalistes de suivre le cours de l'évolution de l'information. « Il faut oser », leur dit-il. Selon lui, balancer une information ou une vidéo sur le web n'est pas à la portée de tout le monde même des particuliers, qui n'ont rien à voir avec la corporation, investissent le web et essayent de jouer le jeu du journaliste. Alors, comment faire la différence entre un journaliste et un particulier ' « C'est la loi, l'administration et autres intervenants qui se chargent de la diffusion post-information », rassure-t-il. « Il y a des gens qui s'occupent de cela et une loi est chargée du tri. » Selon cet expert, tout est question de savoir-faire en termes de modalités et de techniques permettant de balancer une information ou un produit sur le web. D'ailleurs, les techniques rédactionnelles classiques peuvent se mettre au diapason de cette évolution numérique. Selon lui, il n'y a pas de techniques absolues, elles doivent juste être exploitées au bon moment et pour la bonne cause.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rym Harhoura
Source : www.horizons-dz.com