La capitale n'a pas volé sa réputation, celle d'être classée parmi les villes les plus sales au monde. Elle a eu cette «distinction» en 2008 déjà quand le groupe britannique Urbain Clean Environment, a noté dans son classement que Alger est la troisième ville la plus sale au monde. Expliquant alors ce classement, le groupe britannique pointait du doigt l'incivisme des Algérois. Trop frontal comme jugement qui n'a pas manqué de froisser l'ego des citoyens de cette ville.Les préposés à la réplique aux attaques de ces ONG qui travaillent sous la chapelle de la CIA, du KGB, de la Dgse, du MI5, du Mossad et tout le cortège des forces du mal qui guettent l'Algérie, ont réagi pour dire que le jugement est trop sévère et qu'il obéit à des intérêts inavoués. La même réplique nous a été donnée il y a quelques jours par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique constatant que l'Université algérienne figurait sont à la traîne dans le classement 2013 des 100 meilleures universités africaines, établi par le portail international Colleges and Universities, le site spécialisé dans le classement Web des collèges et universités du monde. Rachid Harraoubia a indiqué que ce classement ne reflète pas le niveau réel des universités algériennes.
Comme justificatif, il avance que les critères adoptés par ces instances «se basent souvent sur l'utilisation et l'accès à l'Internet et non pas sur les efforts déployés par l'Etat concernant la réalisation d'infrastructures ou l'amélioration de l'encadrement pédagogique». Que dire alors du ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication (TIC). Moussa Benhamadi conteste le rapport du World Economic Forum (WEF) sur l'ampleur du retard algérien en TIC. En raison de la mauvaise infrastructure, du manque d'un cadre réglementaire et des insuffisances dans l'environnement des affaires et de l'innovation, l'Algérie a été reléguée à la 143e place.
Entre-temps, Alger offre un déplorable spectacle fait d'amoncellements d'ordures ménagères. Il suffit de faire un tour en ces nuits de Ramadhan pour constater que juste après la rupture du jeûne, Alger se transforme en une immense poubelle faite de collines d'ordures. L'Université algérienne est toujours à la traîne et garde son statut de fabrique de diplômés analphabètes. En termes de TIC, la réplique du ministre n'a pas servi à grand-chose, puisque l'Algérie occupe toujours le bas du tableau avec une pénétration qui peine à dépasser les 2%, et e-Algérie 2013, la 3 G et Ousratic ne sont que des voeux pieux. Face aux rapports alarmants, au lieu de prendre des mesures qui s'imposent, on réagit à la manière de l'autruche...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim TAKHEROUBT
Source : www.lexpressiondz.com