
« Aux dommages financiers, cette coupure a occasionné des désagréments moraux. Tout cela sera pris en compte dans le dédommagement qu'Algérie Télécom exigera de la part de celui qui a été à l'origine de cet incident. L'enquête est en cours pour déterminer les responsabilités », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué que des mesures ont été prises, bien avant cette coupure, pour éviter ce genre d'incident. Le secteur compte d'ailleurs lancer prochainement un nouveau projet de fibre optique sous-marin de 550 km qui reliera Oran à Valence avec une extension vers Alger. Le projet, d'un coût de 36 millions d'euros, qui entrera en phase de réalisation dès le mois prochain, sera achevé en janvier 2017. « Le projet qui date de 2009 pour des difficultés administratives. Nous allons nous réunir la semaine prochaine avec l'entreprise chargée de ce projet qui fournira une capacité de 100 giga. En attendant l'aboutissement de ce projet, nous comptons augmenter à 10 Go la capacité de la bande passante algéro-tunisienne, que nous utiliserons comme soupape de secours pour l'Algérie comme pour la Tunisie en cas de coupure de câble sous-marin », a-t-elle expliqué. Elle a signalé, par ailleurs, que si la coupure du câble Annaba-Marseille avait perduré, le secteur aurait eu recours à une connexion Internet via satellite. Une alternative extrême à cause des tarifs très élevés de ce service. « Pour répondre aux besoins pressants en matière d'Internet, des entreprises, notamment Algérie Télécom, ont procédé à un transfert de réseau vers le câble Alger-Marseille », a-t-elle révélé. Elle a rappelé, en outre, les investissements engagés par Algérie Télécom pour améliorer ses capacités de stockage de sorte à favoriser l'importation de contenus algériens en Algérie. Cela permettra au trafic internet de demeurer actif même en cas d'incidents. « Un schéma directeur de connexion du réseau national est en cours d'élaboration pour aboutir à une sorte d'une carte nationale. Ce qui aidera Algérie Télécom à situer les rénovations à effecteur et à engager des investissements ciblés sur le territoire national », a-t-elle annoncé. Evoquant le réseau national, elle a estimé que celui-ci souffre de perturbations à cause notamment de la vétusté des installations. Le manque de coordination entre le secteur et les APC qui ne prévoient pas d'installations pour le téléphone et l'Internet dans les nouveaux quartiers constitue également une autre cause de dysfonctionnement.Revoir les tarifs d'InternetPar qailleurs, la ministre a reconnu que les tarifs Internet sont élevés par rapport aux pays voisins. « Il n'y a pas de compétitivité d'une part dans les services internet et d'autre part, AT engage des investissements très lourds et ne peut pas se permettre de baisser les prix en ce moment. Mais il y a une réflexion pour revoir les prix à la baisse d'une façon progressive, à partir de 2016 probablement », assure-t-elle. Selon elle, « la loi permet au privé d'investir dans ce créneau.Il faudra seulement revoir la réglementation relative à la compétitivité qui, pour l'instant, rend difficiles les activités d'éventuelles entreprises privées dans les télécommunications ». « Il est difficile pour le moment qu'un quatrième opérateur de la téléphonie entre sur le marché, car la demande nationale est satisfaite et il faudrait dégager un espace dans le spectre des fréquences, ce qui n'est paq chose aisée », a-t-elle indiqué.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com