Alger - A la une

Une offre riche et des exigences aussi Inauguration du 17e Sila



Photo M. Hacène
De notre correspondant à Béjaïa
Kamel Amghar

Le Salon international du livre d'Alger (Sila) inaugurera aujourd'hui sa 17e édition aux Pins maritimes. Grand rendez-vous littéraire et scientifique qui coïncide, parfaitement bien, avec la rentrée scolaire et universitaire. Etudiants, chercheurs et parents d'élèves profitent, chaque année, de cette belle opportunité pour rafraîchir leur documentation. Les férus de littérature guettent, eux aussi, cette manifestation, en quête de nouveautés. L'événement est aussi couru par les professionnels du livre. Editeurs, imprimeurs, libraires, auteurs et critiques s'y retrouvent, qui pour nouer de nouvelles relations d'affaires, qui pour se tremper dans de nouveaux univers de la création proprement dite.Pour cette année, 41 pays y seront représentés, à travers 630 maisons d'édition. L'offre s'annonce alléchante. Mais les attentes du public sont également nombreuses. En premier, les habitués s'attendent à une meilleure organisation pour éviter l'encombrement et les contraintes d'accès au site. «Opter pour plusieurs entrées permet une meilleure gestion des flux. Des stands espacés et aérés offrent de meilleures commodités aux visiteurs. Les conditions d'accueil comptent beaucoup pour l'image et le rayonnement d'un événement de cette envergure», souligne Nabil Mahindad, un libraire bien connu à Béjaïa. Inconditionnel du Sila, Nabil souhaite une amélioration continue des prestations à même d'élargir en permanence l'aura de cette exposition internationale.
Pour les lecteurs, la principale préoccupation porte sur les prix des nouvelles publications. Etudiants ou parents d'élèves espèrent obtenir des remises à l'occasion. «Le salon devrait inciter les exposants à pratiquer des tarifs promotionnels pour se faire connaître du lectorat local. Connaissant le pouvoir d'achat des Algériens, les 250 éditeurs nationaux sont directement concernés par la baisse de la marge bénéficiaire afin permettre aux citoyens d'accéder à un maximum d'acquisitions. Les organisateurs et la tutelle devraient aussi agir dans ce sens. Il s'agit d'une 'uvre d'utilité publique», estime Karim, qui prépare une licence en langue et littérature arabe.En matière de thématique, les ménages s'intéressent beaucoup à la littérature pour enfants et pour jeunes. Les spécialistes sont unanimes à dire que ce type de littérature reste sous-développé en Algérie. Hormis quelques initiatives conjoncturelles, les livres de ce genre sont quasiment inexistants sur le marché. On s'accorde toutefois à souligner que la dynamique du marché national est sur une courbe ascendante. De plus en plus de parents s'intéressent de très près à l'instruction et à la culture de leurs enfants. Ils consacrent un budget conséquent à cet effet. En gros, il y a un lectorat potentiel en quête d''uvres de qualité dans ce registre. A en croire les prémices, il y aura du monde aux stands qui proposeraient des livres de contes, de la BD, du roman d'aventure, des manuels de dessins ou des jeux instructifs. La population algérienne est, en majorité, composée d'enfants et de jeunes qui, pour la plupart, veulent s'instruire et se cultiver pour affronter l'avenir avec confiance.
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