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Une nouvelle réglementation mise en place



Une nouvelle réglementation mise en place
Moderniser la qualité de la prise en charge des malades au niveau des structures privées demeure l'une des principaux objectifs du ministère de la santé. Pour ce faire, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a annoncé, à Alger, la mise en place d'une nouvelle règlementation.Lors d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée à des questions orales, le premier responsable du secteur a expliqué que cette nouvelle initiative est mise en place pour mieux définir les missions du secteur privé dans le cadre du système de la santé.Concernant les dérapages de certaines cliniques privées, M. Boudiaf a affirmé que son département était informé de ces «dérapages» à travers des opérations d'inspection et de plaintes de citoyens, soulignant la mise en place d'une «nouvelle règlementation qui définit les missions du secteur dans le cadre du système de la santé, précisant que ces cliniques et le ministère de la santé étaient liés par l'obtention de l'agrément uniquement», estimant que la nouvelle règlementation portant mise au point d'une carte de la santé pour les deux secteurs était susceptible de clarifier la vision en matière d'organisation des soins et de révision du cahier de charges du secteur outre le nouveau projet de loi sur la santé.Le premier responsable du secteur de la santé a recensé certains dérapages enregistrés dans le secteur privé dont notamment le transfert du malade vers le secteur public après complication de son cas, les coûts onéreux de prestations qui «parfois ne sont pas à la hauteur d'une clinique privée» et l'inexistence de rapport médical devant accompagner le patient lors d'un transfert. S'agissant de la responsabilité lors d'une erreur médicale dans les cliniques privées, M. Boudiaf a confirmé que le code pénal statuait ces questions en coordination avec le Conseil d'éthique des médecins, reconnaissant toutefois l'«existence de lacunes dans la loi concernant cet aspect précis».«Le juge ne maîtrise pas tout à fait l'aspect technique du dossier d'où la nécessité d'une formation spécialisée», a-t-il argué. A ce propos, en dépit de ces lacunes juridiques, le responsable d'une erreur médicale (clinique ou médecin) «ne saura se soustraire à une condamnation», ajoutant que «l'irresponsabilité du médecin quant à la garantie des résultats des soins prodigués reste mondialement en vigueur».
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