
Les gouvernements doivent tenir compte de la dimension des droits de l'Homme dans leur législation en matière de travail, a indiqué, hier, à Alger, Wilson Brent, secrétaire général de l'Organisation internationale des employeurs (OIE), invité de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA).A cet effet, « une nouvelle convention est en train d'être élaborée par l'Organisation internationale des droits de l'Homme pour mettre en exergue la relation de l'entreprise avec les droits de l'Homme », a annoncé Brent. Des critiques sont souvent faites, à travers le monde, sur la gouvernance dans le domaine du travail en relation notamment avec les normes déjà établies, a-t-il relevé. Plusieurs conventions sont en cours de préparation pour combler ce vide. Jusque-là, le rôle de l'Organisation internationale du travail était d'élaborer ces normes avec la participation de l'OIE, mais il n'y a pas eu de suivi par les gouvernements des résultats obtenus, a-t-il déploré. Actuellement, « les normes fondamentales du travail sont au niveau de l'Organisation internationale des droits de l'Homme et les gouvernements sont obligés de s'y soumettre », a-t-il insisté. D'ailleurs, dira-t-il, « maintenant, dans les accords bilatéraux de commerce, ces droits sont inclus ». S'adressant aux adhérents de la CGEA, elle-même membre de l'OIE, Wilson Brent a abordé « le rôle de plus en plus important de l'Algérie en Afrique en tant que pays émergent ». « En matière de chômage des jeunes, l'Algérie doit faire partie des groupes de réflexion sur cette problématique », a-t-il suggéré. Le SG de l'OIE s'est réjoui de voir que le système de la tripartite, instauré dans le monde, se traduit au niveau national. Enfin, il a appelé à « changer le modèle inspiré des pays occidentaux concernant les droits du travail, pour tenir compte des réalités des pays ». Pour sa part, le président de la CGEA, Habib Yousfi, a noté que « l'action isolée n'existe pas dans l'esprit des opérateurs économiques et le dialogue social n'est pas spécifique à l'économique, car il est éminemment politique ». Ce qui a donné, selon lui, « le pacte économique de croissance » en Algérie. Lui aussi a estimé que « les règles de Bretton Wood doivent changer aujourd'hui grâce à une action mondiale ». Créée en 1920, soit un an après l'OIT, l'OIE se fixe trois priorités : l'élaboration de politique économique et sociale dans le monde pour que la position des employeurs soit prise en compte, le renforcement des capacités de ses membres et, enfin, le soutien aux multinationales qui investissent dans les pays émergents, a expliqué son SG. L'organisation compte 150 membres issus de 134 pays, selon la même source.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fella Midjek
Source : www.horizons-dz.com