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Une mise en valeur qui tarde



Une mise en valeur qui tarde
Pas moins de 31 douerate se sont effondrées durant la période du 17 décembre 2012 à ce jour, a-t-on appris de l'écrivain et chercheur en histoire, M. Benmeddour Mohamed, lors de la conférence qu'il a animée au lendemain de la Journée nationale de La Casbah, à la bibliothèque de l'Etablissement Arts et culture, 38, rue Didouche-Mourad. Assisté de Mme Laradi Fouzia en sa qualité de modératrice, l'orateur a déclaré : "Outre l'état de déliquescence qui menace d'autres maisons mauresques, les fontaines s'en trouvent altérées, voire taries à jamais et l'inquiétante vétusté des hammams augure d'une fermeture imminente. D'ailleurs, c'est le cas du hammam Sidna, de la houma de Zoudj-Aïoune dans la Basse Casbah". A la question de savoir, s'il y a une volonté d'une réelle mise en valeur de la séculaire médina, dans le cadre du plan des secteurs sauvegardés, l'orateur s'est dit pessimiste: "Au contraire, il y a une volonté délibérée de détruire La Casbah, en dépit de l'allocation d'une enveloppe budgétaire d'environ 9 200 milliards de DA pour les travaux dits d'urgence, dixit le wali d'Alger en date du 24 février 2014. En fait de travaux, il s'agit plutôt de la pose d'étais d'appuis en bois qui pourrissent déjà depuis plus de deux années, sans qu'il y ait l'ouverture de chantiers pour l'entame d'une réelle mise en valeur", a ajouté le tribun. S'agissant de l'inventaire réel de ce qui reste des douerate, l'orateur a tenu à préciser : "Selon nos états de recensement, on a inventorié 630 maisons traditionnelles, dont 187 vidées de leurs occupants, donc murées et dans l'attente d'une reconstruction à l'identique, ainsi que 893 assiettes laissées ainsi en l'état au cours de la période allant de 1962 à 2012", a tenu à préciser le conférencier. Du reste et au-delà des chiffres, l'orateur s'interroge : "Où va le noyau de notre capitale, vitrine et perle de la Méditerranée ' Que deviendra-t-il, ce lieu de mémoire et patrimoine mondial '", a conclu l'orateur.L. N.


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