C'est, hier, en présence d'un représentant du ministère du Commerce, des représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie et des représentants des différentes organisations du patronat, que s'est ouvert le Salon international de l'exportation et de la logistique, à la Safex, à Alger. Une panoplie de stands et de participants garnissait les ailes d'exposition de l'espace dédié aux foires etautres manifestations économiques et commerciales aux Pins maritimes, à Alger. Le représentant du ministre du Commerce, entouré d'une forte délégation, a sillonné les différents stands des opérateurs privés et publics.
Plusieurs exposants questionnés au sujet des opportunités d'affaires réalisées ou les perspectives issues de cette participation, semblaient totalement perdus. Encore une fois, il était pratiquement difficile de s'approcher des officiels et d'écouter les échanges avec les opérateurs, afin de mesurer la teneur et la ténacité des difficultés et des mesures à prendre. Après un tour d'horizon, le représentant du ministère du Commerce s'est retiré en aparté, histoire de se reposer un peu. Point de déclarations ou d'explications à la presse, au regard de l'importance de l'événement.
Un décalage immense entre l'ambition affichée et les actes ostensibles de ces responsables, censés sortir des sentiers battus et aller au charbon. Il faut donner l'exemple aux Algériens, afin de les inciter à suivre la cadence. La démarche du président de la République, en matière de marketing politique, de communication sociale et d'esprit d'initiatives semble être en décalage et à des années lumière de ces pratiques.
La promotion des exportations hors hydrocarbures demeure une préoccupation majeure, tant pour les autorités publiques, que pour les opérateurs économiques, versés dans l'export. Ils sont nombreux, ces acteurs et intervenants industriels et économiques privés à afficher leurs ambitions et leurs dispositions aux fins de contribuer à la relance de ce secteur indispensable à la diversification de l'économie nationale et de la rente en devises fortes. Du côté des pouvoirs publics, la volonté d'aller de l'avant dans ce contexte est affichée par les hautes sphères de décisions, dont le chef de l'Etat lui-même. Pourtant, nonobstant les lenteurs dues aux répercussions de la pandémie mondiale, l'essor de l'export ne semble pas prendre une bonne cadence. Cela, malgré les chiffres positifs réalisés dans l'export hors hydrocarbures, confortant les ambitions du président Tebboune, qui tablait sur des prévisions de changes drainées aux alentours de 4 à 5 milliards de dollars à l'orée de 2021.
Les premiers résultats enregistrés laissent présager une bonne cuvée, cette année. En effet, au cours des cinq premiers mois de l'année en cours, les opérations d'exportations hors hydrocarbures ont enregistré un montant de l'ordre de 1,55 milliard USD, représentant une hausse remarquable évaluée à plus de 81,80%, comparativement à la même période de 2020. C'est, probablement, la première fois que le taux des exportations atteint un tel seuil, avec 11,13% du volume global des opérations à l'export.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed OUANEZAR
Source : www.lexpressiondz.com