La pièce de théâtre Nathan le sage, une ?uvre inscrite dans le processus de l'édification et de la consolidation du vivre-ensemble en paix, a été présentée jeudi à Alger, par l'association française Amitié inter religieuse (AIR) de la ville d'Istres, devant un nombreux public.Le spectacle, qui s'est déroulé au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, a été mis en scène dans une version «actualisée» adaptée au XXIe siècle, par Bertrand et Alice Kaczmareck, sur un texte écrit en 1779 par le dramaturge et philosophe allemand Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781), un partisan de la tolérance religieuse et qui a notamment dit : «Personne ne doit s'abstenir d'user de la raison que Dieu lui a donnée.»
Alice Kaczmareck, qui interprète également le rôle de Daja la servante, dans la pièce, a d'abord présenté au public les différents personnages de la pièce, qui se déroule au XIIe siècle sur la terre sainte d'El Qods (Jérusalem), lieu de rencontre des trois religions monothéistes.
Alain Deydier, Bertrand Kaczmareck, Karim Nadji, Djamel Bedra et le père Jean-François Noël, incarnent respectivement les personnages de Nathan le sage, du Templier, Salah Eddine Al Ayyoubi, El Hafi, le derviche et le Grand Inquisiteur. Mounni Nadji est la s?ur du souverain musulman. Bruno Pierret et David Vlacic interprètent les rôles de deux moines. Faustine Frichot est Recha, la fille de Nathan) dans cette ?uvre théâtrale dans laquelle jouent également Noe Mesbah et Bogdan Vlacic (Abou, le messager). Six musiciens, à savoir Dominique Baylly, Pascal Druminy, Philippe Badouassian, Mohamed Youcef et Franck Rakotovao, ont brillamment agrémenté le spectacle avec des musiques d'Orient et d'Occident. Une trêve venait d'être négociée entre les troupes de Salah Eddine Al Ayyoubi (Saladin) et celles de Richard C?ur de Lion.Nathan, un riche commerçant juif, apprend, à son retour d'un voyage d'affaire, que sa fille adoptive Recha a été sauvée des flammes par un Templier, lui-même mystérieusement gracié par le sultan Salah Eddine Al Ayyoubi, qui lui trouvait des ressemblances étranges avec son défunt frère, Assad.
Appelé à la rescousse car les caisses du royaume musulman étaient vides, Nathan le sage a mis toute sa fortune à la disposition de Salah Eddine. Le sultan lui demande un jour de se prononcer sur la question de savoir quelle était la vraie religion. Amoureux de Recha, le Templier est venu demander à Salah Eddine El Ayyoubi de protéger Nathan le sage des inquisiteurs, qui lui reprochent d'avoir trahi l'appartenance religieuse de sa fille adoptive Recha qu'il avait élevée dans la tradition juive, alors qu'elle était née d'un père chrétien. Dans une comédie à plusieurs rebondissements, une douzaine de comédiens «amateurs» (dans le sens de l'amour de l'art) de différentes religions, races et nationalités ont interprété les différents rôles.
Jeudi au Théâtre national algérien (TNA), la pièce Nathan le sage a été jouée en présence du ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, et du fondateur et directeur du Théâtre Toursky (Marseille) Richard Martin, ardent défenseur du théâtre pour tous, depuis toujours.
«L'Algérie est un pays que j'aime par sa grandeur et par la créativité de tous ses artistes», a déclaré Richard Martin, pour la troisième fois à Alger.
Organisée, sous l'égide du ministère de la Culture, par l'Agence méditerranéenne d'événementiel et de tourisme Med Voyages en collaboration avec le TNA, la pièce Nathan le sage devait être rejouée hier vendredi dans la même salle et aux mêmes horaires.
Kader B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com