Le nouveau chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, ne veut pas de casquette politique. Il se veut plutôt comme un ministre technocrate "au service du pays", donc sans aucune appartenance partisane."Je ne suis au service d'aucun parti politique. Je reviens de l'extérieur à l'appel de la patrie pour servir le pays et ne travailler que pour ses intérêts", a déclaré, diplomatiquement, hier, M. Lamamra sortant de son discours écrit, à l'occasion de la Journée de la diplomatie algérienne, célébrant le discours du premier président, Ahmed Ben Bella, prononcé au pupitre de l'ONU, un certain 8 octobre 1962.
Pour l'instant, le nouveau MAE ne semble intéressé que par son domaine de prédilection, en l'occurrence la diplomatie qu'il s'engage à remettre sur scelle après des années d'une quasi-absence de la scène internationale. Ceci, quand bien même il avoue que la diplomatie est un domaine réservé par excellence au Président. En effet, M. Lamamra n'a pas manqué de le souligner dans son allocution préparée pour cette occasion. "Puissions-nous, tous, de nous projeter vers l'avenir, dans la fidélité à la Constitution qui dispose que le président de la République arrête et conduit la politique de la nation (...)." Un demi-siècle après l'avènement historique de la diplomatie algérienne, M. Lamamra a, par ailleurs, tenu à rappeler, non sans fierté, l'épopée de la diplomatie algérienne, citant au passage quelques haltes historiques où cette dernière avait joué un rôle important sur la scène régionale. Il rappellera, entre autres, les grands efforts déployés par la diplomatie algérienne, dirigée alors par le défunt Sedik Benyahia, pour déjouer, en 1980, la crise iranienne des otages (américains). Saluant ainsi tous les héros de la diplomatie algérienne, le MAE a rendu un hommage particulier aux diplomates du consulat de Gao, au Mali, toujours retenus en otage par les terroristes.
Devant la présence de Mourad Medelci, ex-MAE rappelé à la tête du Conseil constitutionnel, M. Lamamra n'a, par ailleurs, pas manqué de faire part de sa volonté de donner un nouveau souffle à la diplomatie algérienne. "Dans un monde en mutation rapide où de nouvelles menaces, de nouvelles incertitudes et de nouvelles hypothèques mettent en évidence avec acuité les exigences de professionnalisme et de créativité, ainsi que de capacités d'anticipation portées par une vision lucide des défis et des opportunités, la diplomatie algérienne est puissamment interpellée pour s'armer d'expertise et de polyvalence (...)", lit-on dans l'allocution de M. Lamamra
F. A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Abdeladim
Source : www.liberte-algerie.com