
A la veille de la célébration de la Journée mondiale du diabète, l'Association des diabétiques de la commune de Bologhine (Alger) a organisé, hier, à la salle Atlas de Bab El-Oued, une journée portes ouvertes de sensibilisation sur le diabète et sa prévention. Cette journée, qui a pour thème « le pied diabétique », entre, selon la présidente de l'association, le Dr Noura Merniche-Sollah, dans le cadre de « l'accompagnement et l'éducation des personnes souffrant des diabètes de type 1 et 2 ». Le diabète, une maladie chronique, touche chaque année des millions de personnes à travers le monde, fera-t-elle savoir. « C'est pour cela que nous devons nous intéresser à l'amélioration de la prise en charge des malades », a-t-elle précisé. Les malades, qui se sont rendus à la salle Atlas, ont suivi avec un très grand intérêt les conférences animées par des médecins relevant des hôpitaux et des différentes structures sanitaires de la wilaya d'Alger. Le Dr Brik de l'EPSP de Bouchaoui a expliqué, à l'aide d'illustrations, comment se fait une circulation sanguine en état normal et les risques qui peuvent survenir en cas de diabète. Elle a conseillé la prise d'aliments non gras, la pratique d'une activité sportive et une hygiène de vie. En revanche, elle déconseille la consommation de tabac et d'alcool. De son côté, le Dr H. Zoughilech a traité le thème « l''il et le diabète ». Dans son intervention, elle a mis en garde contre « la rétinopathie diabétique (atteinte des yeux : 'il et rétine) qui est une complication du diabète qui touche 50% des personnes souffrant de diabète de type 2. C'est pour cela que le diabétique doit consulter de manière régulière un ophtalmologue. Elle a indiqué qu'à l'extrémité des artères, se trouvent les capillaires, ces petits vaisseaux qui irriguent les parties du corps et les organes. L'excès de sucre dans le sang fragilise la paroi des capillaires, entraînant une perte d'étanchéité. Il s'ensuit la rupture puis l'éclatement des vaisseaux rétiniens. En parallèle de ces communications, des ateliers ont été animés par plusieurs médecins. Des contacts directs ont eu lieu entre les malades et les spécialistes en diabétologie. La présidente de l'association a indiqué en marge de la rencontre que « l'objectif de cette journée de sensibilisation est de faire prendre conscience aux patients que cette maladie n'est pas une fatalité, qu'elle peut être traitée normalement et efficacement pour peu que le patient respecte les règles d'hygiène et suive son traitement à la lettre ». Pour elle, « il n'y a pas de raison de s'inquiéter lorsqu'on apprend qu'on a le diabète. La prise en charge du malade est assurée au niveau des secteurs sanitaires qui sont en mesure de lui prodiguer les soins nécessaires afin d'éviter toutes sortes de complications. Le patient doit suivre attentivement tout ce qu'il lui est indiqué dans le traitement tout en ayant une bonne hygiène de vie ». En somme, les médecins s'accordent à dire que le diabète n'est pas une fatalité. L'individu peut vivre avec la pathologie à condition de changer ses habitudes alimentaires. C'est-à-dire avoir une alimentation variée et équilibrée pour limiter la prise de poids. Les conférenciers ont recommandé de limiter la consommation de produits sucrés et d'aliments très gras et une consommation modérée des fruits et des légumes. Ils précisent que l'activité physique n'est pas synonyme de sport. « L'équivalent d'au moins 30 minutes de marche rapide par jour permet de diminuer le risque de développer un diabète de type 2 ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abbas A H
Source : www.horizons-dz.com