Alger - A la une

Une grève fort pénalisante LE DEBRAYAGE DES CHEMINOTS PERDURE



Une grève fort pénalisante                                    LE DEBRAYAGE DES CHEMINOTS PERDURE
Pas de train en vue...
Aucune liste revendicative n'a été soumise à la direction.
La grève des conducteurs de train ou mécaniciens comme dénommés dans le jargon du secteur, se poursuit comme si de rien n'était alors que des centaines de milliers d'usagers, étudiants, travailleurs, familles... sont pénalisés.
Orientés par le chef de la gare d'Agha, contacté au préalable par nos soins, vers le premier responsable du dépôt du Hamma, ce dernier n'a pas daigné nous recevoir «sans une autorisation préalable» (bureaucratie oblige!) de la Direction générale, nous a-t-on hélas opposé.
Cependant, les recoupements opérés ici et là par notre journaliste nous apprennent qu'un service minimum a été mis en place pour aider un tant soit peu les usagers qui ne savent plus où donner de la tête pour régler leur problème de transport, notamment en direction et au retour de la banlieue de la capitale, pour se rendre à leur poste de travail ou vaquer à leurs occupations quotidiennes.
Des trains ont bien été mis en mouvement pour assurer un service minimum. Il s'agit de la ligne Alger - El Affroun et retour, et de trois trains reliant la zone-Est de la wilaya, à savoir Thenia. Les trois rames ont été réparties durant l'après-midi comme suit: 15h38, 16h00 et 17h33. Il a été constaté que les autorails assurant les rotations sur Béjaïa, Sétif et Chlef sont également opérationnels.
La liaison avec la capitale de l'Ouest est garantie par deux trains quotidiens, alors que la ville des roses Blida est joignable par rail tous les jours à 16h30. Le dénouement du conflit opposant la direction de la Société nationale des transports ferroviaires (Sntf) à ses employés depuis mardi
dernier, n'est donc pas pour demain, chacune des deux parties campant sur ses positions. Les nombreux usagers de ce mode de transport continuent de souffrir de ce désagrément. Les dizaines de milliers d'étudiants et travailleurs qui prennent quotidiennement le train sont pénalisés également. Les conséquences, heureuses pour certains propriétaires de taxis «clando», sont hélas fort regrettables pour les voyageurs qui s'agglutinent autour d'eux, créant une certaine effervescence, surtout concernant les prix imposés ou les pourparlers entre clients cherchant chacun à passer en priorité. Qui pour un rendez-vous médical contracté il y a longtemps, qui pour une visite familiale urgente, qui pour passer un examen universitaire... L'impact financier de ce débrayage «sauvage» est lourd pour l'entreprise dont le contact avec le syndicat est «nul». Cette situation pourrait se compliquer avec le temp, surtout après que la direction a adressé des mises en demeure au personnel gréviste.
Lors de sa dernière conférence de presse, Noureddine Dekhli, directeur des ressources humaines de la Sntf, a regretté que les tentatives de dialogue amorcées par l'entreprise se soient soldées par un échec, devant l'absence totale des représentants syndicaux des travailleurs grévistes avec lesquels certains points restent à éclaircir. En conclave avec son P-DG, il nous a été impossible de prendre langue dans l'après-midi d'hier avec M.Dekhli pour obtenir de plus amples précisions sur cette grève.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)