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Une fin de saison sur un rythme endiablé



Une fin de saison sur un rythme endiablé
Election présidentielle oblige, toutes les compétitions sportives sur le territoire national, programmées entre le 1er et le 17 avril 2014, étaient à l'arrêt. Une trêve forcée, qui dure depuis le 22 mars dernier et est venue chambouler le calendrier déjà difficile à établir et, encore plus, à respecter. Les championnats de Ligue1 et 2 Mobilis qui devaient reprendre ce week-end ont dû être reportés d'une autre semaine. Une semaine de plus et un laps de temps encore plus court qui a obligé les responsables du football algérien à solliciter l'instance internationale (FIFA) pour se voir accorder l'autorisation exceptionnelle de prorogation du délai de fin du championnat national. Programmée initialement pour le 17 mai, le baissé de rideau de la compétition se fera le 24 mai. N'empêche, cette «halte» va obliger la Ligue de football professionnel (LFP) à soumettre les clubs à une fin d'exercice très chargée en terme d'enchainement de matchs qui peut être fatale pour certains d'entre eux. Or, il faut dire que les équipes qui ont su profiter de cet arrêt pourraient en tirer bénéfice pour terminer la saison de la meilleure façon possible en récupérant des joueurs blessés ou «réajuster» la forme des éléments importants souffrant d'un déficit physique.... Coupe du Monde oblige, les différentes instances footballistiques à travers la planète essayent de concocter un calendrier adéquat, mais qui reste logiquement tributaire de ce grand rendez-vous afin que les compétitions se terminent dans des délais plus avancés que prévu. La Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération algérienne de football (FAF) se retrouvent donc face à ce «casse-tête» qu'est le respect des délais impartis pour clore l'exercice 2013/2014. L'organe chargé de la programmation fera, naturellement, l'objet de critiques dans les journées à venir.Une feuille de route tracéeou presqueLa LFP a déjà élaboré le programme des 6 dernières journées qui restent à jouer. Toutes les rencontres ont été «casées» à l'exception du match qui mettra aux prises l'ES Sétif et l'USM El-Harrach comptant pour l'avant dernière journée. Une rencontre qui risque d'être capitale pour les deuxformations qui jouent les premiers rôles. Surtout pour les Sétifiens qui, pour l'instant, luttent pour la seconde place avec la JS Kabylie. Programmée initialement pour le 16 mai, l'opposition se jouera 24 heures plus tôt ou le mardi 20 mai à cause de la Ligue des Champions africaine que dispute l'Entente qui est maintenant en lice dans la phase de poules. Après le tirage de l'épreuve prévu le 29 avril prochain, la LFP devrait y voir un peu plus clair. En outre, la Ligue présidée par Mahfoud Kerbadj a choisi d'avancer deux affiches qui concernent le MC Alger et la JS Kabylie, les deux prétendants finaux pour la Coupe d'Algérie dont la finale est prévue le 1er mai prochain. CABBA-JSK et USMH-MCA, prévus le 3 mai, se joueront trois jours après. Desurcroit, les Mouloudéens et les Canaris reprendront la compétition dès vendredi prochain face au CA Bordj Bou Arréridj et le RC Arbaâ dans l'ordre. En gros, en 4 semaines (29 jours plus exactement), les pensionnaires des deux divisions disputeront 6 matchs en 4 semaines. Une répétition d'efforts qui risque de peser sur les organismes d'autant plus qu'on attend plus d'intensité dans cette dernière ligne droite aux enjeux diverses. Entre maintien, accession, premiers rôles et consécration (pour la Coupe d'Algérie surtout puisque le bouclier de la Ligue1 Mobilis semble promis à l'USM Alger qui compte une avance confortable de 11 points) ceux qui n'ont pas su meubler cette trêve difficile à «man?uvrer» passeront à la trappe.Un bien pour un mal et vice-versaÀ l'heure du décompte final, cette «pause» sera pointée du doigt par certains, tandis que d'autres remercieront le sort de s'être mêlé au parcours. Au moment où les souliers ont été rangés, il y avait des clubs qui étaient sur une courbe ascendante. Tel un élément perturbateur, la trêve est appréhendée par ces équipes en raison de cette peur de la cassure d'une dynamique pas toujours facile à trouver, encore moins à retrouver. À titre d'exemple, on citera l'USM El-Harrach, le MC El-Eulma, la JS Kabylie en Ligue1 Mobilis et leNA Hussein Dey dans le palier inférieur. En revanche, d'autres devraient trouver leur compte pour se réorganiser et mettre les plans de bataille qui s'imposent. On pense surtout aux sigles dont le futur parmi l'élite se conjugue au conditionnel et ceux qui ont eu une seconde moitié de saison un peu laborieuse à cause d'une condition physique pas toujours au top qui leur a porté préjudice. Une seconde moitié de saison contrastée comme celle qu'est entrain de vivre le MO Béjaïa qui s'est dangereusement rapproché de la zone rouge lors des 3 derniers matchs. Il y aussi le CR Belouizdad qui a connu un changement à la barre technique et vu l'arrivée du tandem Yahi ? Hankouche pour tenter d'éviter le pire à la maison belcourtoise. L'ancien joueur du Chabab, entraîneur assistant aujourd'hui, a déclaré «Je ne vous cache pas que celle-ci nous arrange, surtout que depuis notre arrivée, Henkouche et moi n'avons pas travaillé comme nous le voulions. Sans critiquer les personnes qui étaient là avant nous, on s'est retrouvé confrontés à des déficits aux niveaux physique et tactique».Un soulagement qu'il ne pouvait cacher comme beaucoup de ses homologues qui se trouvent dans la même situation.Le manque de sens d'anticipationEncore une fois, la programmation a été un sérieux bémol dans cette saisonfootballistique. Une tuile à laquelle on est habitué désormais et un panneau dans lequel on tombe chaque année. Au moment où des nations arrivent à concocter des tableaux comportant plus d'une soixantaine de matchs répartis sur 10 mois de différentes compétitions, nos responsables éprouvent beaucoup de difficultés à gérer une programmation pourtant moins compliquée. L'équation devrait se résoudre plus facilement en Algérie d'autant plus que la première partie des épreuves continentales se jouent durant l'inter-saison pour prendre fin au mois de décembre (si notre représentant va au bout de l'aventure bien sûr). À la décharge des footballeurs algériens, il y a ce déficit au niveau physique qui les empêche d'enchaîner un match tous les 3 jours. Mais pour un sportif, il est plus facile de rééditer certaines performances lors de la première moitié de saison. Un calendrier qui perd ses feuilles en toutes saisons. Est otage d'une gestion où le raisonnement par l'absurde prime parfois. Où le sens d'anticipation semble absent lui aussi. La solution était peut-être d'écourter la trêve hivernale pour ne pas s'infliger une course contre la montre. Surtout que l'élection présidentielle était prévue depuis longtemps. Il fallait voir plus loin que le bout de son nez.M. T.


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