Alger - A la une

Une fin d'été en mode Covid



C'est la fièvre de la baignade. Des vagues d'estivants, en quête de repos et de fraîcheur, se déversent, depuis mercredi dernier, sur les plages de la capitale du pays. Le constat est le même pour toutes les wilayas côtières. Des jeunes et moins jeunes, des femmes et des hommes, empruntent, en effet, les chemins menant aux plages, au lendemain de l'annonce de leur réouverture. À Alger, une affluence importante de baigneurs a été constatée durant ce week-end. Après plus d'un mois de privation, l'annonce de la réouverture des plages a été ressentie comme un grand bol d'air pour les adeptes de la bronzette.«L'Algérie vient de passer la pire des vagues épidémiques. Nous venons de passer le pire et nous sommes conscients du fait que l'épidémie est toujours là. C'est formidable de pouvoir de nouveau profiter du soleil et de la mer», se réjouit Imen, étudiante, rencontrée jeudi dernier, à la plage de Tamentfoust (ex-la Perouse), à l'est d'Alger... «Rusguniae» (appelation de la ville du temps des phéniciens: Ndlr), la ville deux fois millénaire, a retrouvé ses visiteurs, son fort, le Bordj de Tamentfoust, et ses ruines romaines, cibles des estivants venus de la capitale et des autres wilayas limitrophes.
«Je suis venu de Boumerdès, avec ma femme et mes enfants pour «piquer une tête» et découvrir l'histoire de cette ville antique, qui mérite plus de soins de la part des autorités locales et des instances spécialisées en archéologie», affirme un quadragénaire.
Sa femme enchaîne: «Il faut sauver ce qui reste de ces ruines et relancer les fouilles pour reconstituer l'histoire de cette magnifique ville.»
Les légendes racontent que «Dèce», un empereur romain, y était installé. Il était fortuné.
«Dekious vivait ici et la Pérouse est un lieu mystérieux et plein de richesses. On parle même de trésors engloutis sous les eaux du cap», selon le récit d'un riverain.Les commerçants et restaurants spécialisés dans le poisson, installés près du port de Tamentfoust, n'ont pas caché leur soulagement.
«Je suis heureux de retrouver mes clients, une vingtaine de tables ont été déjà servies», nous a affirmé un restaurateur pour (nous) faire savoir que la journée a très bien commencé pour lui.
«Désormais, avec ma petite famille, je vais pouvoir savourer totalement les plaisirs de la plage et des bonnes recettes de poisson frais», se réjouit une cliente croisée sur les lieux.
«Il va falloir faire très attention, surtout durant les rushs du week-end», dira une autre, qui suivait de près nos échanges. L'aspect hygiène reste, en fait, la préoccupation principale de nombreux citoyens.
Au-delà de la responsabilité de chacun, les surveillants des plages sont à cheval sur l'obligation du respect des gestes barrières.
Policiers et gendarmes, en tenue décontractée et en civil, patrouillent le long des plages pour veiller au grain. Désormais, tant que le virus est là, leur présence rime avec baignades.
L'allégement du couvre-feu a poussé les Algérois à sortir.
Nombreux sont ceux qui veulent profiter jusqu'à la dernière minute. Preuve en est, que les embouteillages ont marqué les rues de la capitale.
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