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Une épreuve entre stress et jeûne



Une épreuve entre stress et jeûne
L'examen du brevet d'enseignement moyen (BEM), lancé hier, a été une dure épreuve pour les candidats mais aussi pour les parents. Outre le stress, les fortes températures et le jeûne, pour la plupart des élèves, ont impacté les examens du premier jour.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Au premier jour du BEM, les candidats ont planché sur les sujets de quatre matières : l'arabe, la physique, l'éducation religieuse et l'éducation civique.Onze heures tapantes. C'est la récréation, une brève pause entre la première épreuve, celle de l'arabe, et la seconde, celle de physique. Même si les élèves ne sortiront qu'à 13h, avant de reprendre à 14h 30, des parents n'ont pas hésité à faire un saut aux centres d'examen bien avant 11h.A Sidi M'hamed, à Alger, quelques mamans sont postées en face du lycée Ibn-Nass, rue Mohamed-Mada, depuis déjà un moment. Les yeux rivés sur l'intérieur de l'établissement, elles guettent leurs enfants, candidats au BEM. D'ici, elles peuvent voir les élèves emprunter les escaliers pour rejoindre les salles d'examen. «J'attends mon fils Mohamed Lotfi au moment où il va monter les escaliers pour lui dire de ne pas oublier de bien noter son nom et prénom et surtout son numéro d'inscription. Tout à l'heure, en descendant, il m'a dit qu'il avait oublié d'écrire le lieu de naissance avant que l'enseignant-surveillant ne le rattrape pour le lui mentionner», dira la mère de Mohamed Lotfi.Une omission qu'elle incombe au trac que connaît son fils. «Le stress ne l'a pas quitté durant ces deux dernières semaines. Pourtant à la maison, nous avons essayé de le rassurer et de lui expliquer que le BEM est un examen tout comme l'examen blanc qu'il a passé. Hier soir, il n'a pas fermé l'œil et a passé toute la nuit à résoudre des sujets de BEM. Il ne s'est endormi qu'après le s'hour pour se réveiller à 6h. Ce matin, il était encore très stressé. Le comble, c'est qu'il a refusé de manger et a préféré jeûner», raconte cette maman qui tremble presque de stress. Elle qui avoue angoisser autant que son fils, voire plus. D'ailleurs, poursuit-elle, «rien qu'en me voyant, il stresse encore plus».Elle affirme, toutefois, que passer quatre matières par jour reste «très pénible» et «très chargé» pour les candidats. «Cet après-midi, ils passeront les examens de l'éducation religieuse et de l'éducation civique, deux matières qui relèvent de «parcœurisme» et qui interviennent juste après les examens de d'arabe et de physique dont les coefficients sont de cinq et de deux», souligne-t-elle, tout inquiète.Quelques minutes plus tard, les élèves commencent à regagner les classes. «Lotfi, Lotfi, n'oublie pas de bien noter ton nom et prénom et ton numéro d'inscription», lance cette maman en apercevant son fils monter les escaliers. En guide de réponse, l'enfant lui fait signe de la main accompagné d'un sourire.Même ressenti chez Ghania, cette autre mère qui attend désespérément d'apercevoir son fils Fayçal passer par les escaliers de l'établissement. «Y a-t-il d'autres escaliers de l'autre côté de la rue '» interroge-t-elle les mamans présentes sur les lieux. «Non», lui répond-on.«J'aimerais tant le voir avant qu'il n'entre en classe. Il était tellement stressé ce matin au point d'en pleurer car il appréhende beaucoup l'examen du BEM. Pour le calmer, je lui ai demandé de réciter quelques prières et d'avoir confiance en lui. Je lui ai aussi demandé de bien se concentrer, de ne pas se presser dans les réponses et surtout d'écrire lisiblement pour que son écriture soit compréhensible», dit-elle. Au final, ajoute-t-elle, «c'est lui qui m'a rassurée en me lançant à l'entrée du centre d'examen : maman, je vais avoir le BEM pour toi».Des candidats jeûneurs pour la plupartTout comme Mohamed Lotfi, Fayçal a, lui aussi, passé la veille de l'examen à réviser. Une autre fois encore, Fayçal n'a pas fait exception en optant pour le jeûne comme la plupart de ses camarades. «Je lui ai laissé libre choix, je ne voulais pas le contrarier mais à la pause de 13h, s'il est affaibli, je lui demanderai de manger pour avoir des forces pour les deux examens de l'après-midi», assure Ghania.Pour elle, l'occasion est de préparer pour son fils son plat préféré : du poisson, des frites, une salade et des bourek. «Ça tombe bien car, à force de me faire du souci, je n'ai plus de forces», avoue-t-elle.épreuve de langue arabe, «un sujet abordable»Une autre femme arrive et salue les deux mamans restées sur les lieux avant de tenter de les rassurer. «Le sujet de l'arabe était bien, accessible pratiquement à tous car il ne comprend que ce qui figure dans le programme. C'est moi qui vous le dis, je suis une enseignante à la retraite», leur dit-elle.
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