Alger - A la une

Une école qui existe depuis 20 ans



Une école qui existe depuis 20 ans
Il aura fallu beaucoup de persévérance et d'abnégation pour que l'école de kung-fu d'Oued Roumane, à Alger, continue à exister et ce, depuis vingt ans.Affiliée actuellement au Nedjm Riadi El Achour (NREA), cette section, dirigée par le maître Mekidèche Mansour, un médecin qui demeure dévoué à cet art martial, et son apprentissage aux enfants et ce, depuis quinze ans. Le manager général du NREA, Amirouche Derris s'affaire tant bien que mal à dénicher aides et subventions pour pouvoir assurer le fonctionnement de l'école. La contribution des parents des enfants inscrits ? un peu plus de 200 en ce moment ? couvre difficilement la location des lieux. Pour le reste, équipements et matériels, il faut aller chercher ailleurs. «Maintenir en vie une activité comme ça n'est pas une chose aisée. Si nous persistons dans notre mission c'est pour que nos enfants puissent pratiquer le sport.On fait de notre mieux pour qu'ils ne se retrouvent pas dans la rue», explique Amirouche. Les autorités, locales y compris, ont tendance à ne s'occuper que des disciplines dites majeures. Les formateurs sont des volontaires, tient à préciser notre interlocuteur. Ils rejoignent cette salle autant de fois qu'il le faut en une semaine pour dispenser aux enfants, et aux plus grands ? puisqu'il y a même une personne de 60 ans qui y pratique le kung-fu ?, les enseignements nécessaires. Et cet art martial est une philosophie, puisqu'il n'y a pas que le sport en lui-même qui importe. Un enfant qui se bagarre à l'extérieur est vite sanctionné. A la fin de chaque trimestre, tous les pratiquants doivent ramener avec eux leurs bulletins scolaires. Gare à celui qui n'a pas de bonnes notes. «Le Kung-fu est une philosophie de vie. Ce n'est pas qu'un sport. C'est 20% de physique et 80% de mental. Et celui qui n'utilisera pas son mental ne réussira pas», tient à préciser L'Hadi Lotfi, élève le plus prometteur du maître Mansour. Inscrit à cette école depuis l'âge de 4 ans, ce jeune de 18 ans, étudiant en médecine, avoue que le kung-fu y est pour beaucoup dans sa réussite dans son cursus scolaire. «On est bien conseillés. Je ne vois pas comment aurait été ma vie sans ce sport», ajoute-t-il avec beaucoup d'enthousiasme. Lotfi est un exemple vivant pour les enfants. Celui-ci assiste les maîtres Mansour et Harridi Abdelkader dans leur mission.Dans une salle mixte, où règne une ambiance bon enfant, garçons et filles, tentent, devant leurs parents quelquefois, puisqu'ils sont autorisés à assister aux entrainements, de reproduire le moindre geste de leurs maîtres. Maître Mekidèche Mansour a formé au fil des ans de potentiels champions. C'est avec fierté que le manager général cite le nom de Zemal Nacer, actuellement établi au Canada, qui a décroché plusieurs médailles, ces dernières années. L'école de kung-fu de Oued Roumane promet de continuer à initier les enfants à cet art martial. La mission est difficile. Mais le défi mérite d'être relevé.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)