Alger - A la une

Une dose d'espoir pour ceux qui vivent le pire



Une dose d'espoir pour ceux qui vivent le pire
Ce sont des actions, souvent les plus anodines, que naissent les programmes les plus ambitieux et crédibles. Alger, rendue à son image légendaire de blancheur immaculée et de beauté féerique irradiant la mythique Casbah, les rues débarrassées du diktat du « commerce en carton », hantant le quotidien du citoyen pourchassé jusqu'à l'entrée de l'immeuble infesté de restes d'emballage en tous genres, le réaménagement de la baie d'Alger, doté, enfin, d'une « vision cohérente », participent assurément à ce qui fut une si vieille utopie : la qualité de vie qui met le citoyen au centre de la problématique du développement. Cette démarche, tangible et quantifiable, structure la quête du renouveau citoyen et de la nécessaire confiance confortée par la satisfaction des attentes sociales. Le gouvernement Sellal impose, de fait, le toilettage dans nos urgences nationales. Parmi celles-là, convenons-en, le dossier sensible de la communauté des malades souffrant de cancer qui suscitent, comme le veulent les traditions de solidarité et le sens de l'humanisme, une attention particulière à laquelle nul ne pourrait rester indifférent. Qui de nous, dans sa famille ou son entourage, n'a pas connu les aléas de la médication insuffisante ' La thérapie de choc prescrite par le conseil interministériel, convoqué mardi, pour instruire les décisions idoines pour une prise en charge efficace et concrète, est donc à la mesure du défi colossal pour alléger le poids des souffrances et mettre une dose d'espoir pour ceux qui vivent le pire. La réalisation des centres anticancer (CAC), prévue pour le premier semestre 2013, l'amélioration des consultations en radiothérapie, rendue possible par l'ouverture du nouveau CHU de Constantine et les centres de Batna et Sétif, la facilitation de la procédure d'achat des médicaments disponibles de « maniére permanente » dans les structures hospitalières publiques, le remboursement par la sécurité sociale des médicaments de chimiothérapie et des antalgiques, des « ambulatoires » traitant avec les officines pharmaceutiques pour leur éviter le long déplacement aux PCH (pharmacies centrales), concourent à rendre plus supportable le fléau qui ronge l'humanité. Par delà les grands discours, les gestes de tendresse, d'amour et de reconnaissance suffisent grandement à la peine incommensurable de la communauté de ceux qui souffrent en silence.
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