« Les crimes de l'extrême civilisation sont certainement plus atroces que
ceux de l'extrême barbarie, par le fait de leur raffinement, de la corruption
qu'ils supposent et leur degré supérieur d'intellectualité.» (Jules Amédée -
Barbey D'aurevilly. Les Diaboliques.1874.)
De nos jours, nombreuses sont les voix juridiques, politiques et
économiques qui s'élèvent contre la pénalisation des actes de gestion et
prônent par conséquent l'engagement d'un système judiciaire algérien vers une
complète dépénalisation.
Certes, un contrôle excessif des
actes de gestion serait de nature à déstabiliser l'entreprise, ternir son image
de marque, avoir un impact négatif sur la valeur même des actions et par voie
de conséquence décourager toute idée d'investissement.
Or, tous les actes de gestion ne sont pas sains et peuvent très bien
dissimuler des agissements frauduleux habiles, Å“uvres de dirigeants indélicats
à la recherche d'un enrichissement facile, et qui ne peuvent être dévoilés que
si l'on accorde une importance accrue à la voie quotidienne de la société.
A ce titre, l'abus des biens sociaux de l'entreprise (ABS) illustre très
bien ces comportements déviants des dirigeants, lesquels nuisent non seulement
aux intérêts suprêmes de l'entreprise, mais contribuent malheureusement à
détruire l'économie nationale et faire de ce fait accentuer les misères du
sous-développement.
Au Etats-Unis d'Amérique et selon l'association Américaine « Certified-
Frauds Examiners», la fraude et les ABS coûtent aux entreprises américaines
plus de quatre cents milliards de dollars (400) par an. En Algérie, nous
n'avons pas de statistiques dans ce domaine précis, mais une chose est
certaine, les entreprises publiques en particulier souffrent énormément de ces
délits d'ABS.
Les éléments constitutifs du délit d'abus de bien social (Au banquet de
la corruption, l'Or vaut plus que la foi.)(Jacques BRILLANT)
Le délit d'ABS, comme tout délit d'ailleurs, est constitué de deux
éléments, un élément matériel et un autre dit intentionnel.
Le premier élément concerne les agissements de droit ou de fait émanant
du dirigeant ou des représentants d'une société par actions qui, « de mauvaise
foi, auront fait, du bien ou du crédit de la société, un usage qu'ils savaient
contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser
une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés
directement ou indirectement.»
Les biens sociaux de l'entreprise sont tous les éléments mobiliers ou
immobiliers qui constituent son patrimoine, même si l'entreprise est locataire
de ces biens.Le crédit social, quant à lui, concerne la confiance qui s'attache
à l'entreprise, sa crédibilité et son image de marque.
Le crédit social de l'entreprise c'est aussi sa capacité d'emprunter ou
le fait de constituer des garanties. Le dirigeant ne possède donc pas le droit
d'exposer au risque le capital social de l'entreprise, comme il ne lui est pas
non plus permis d'utiliser à des fins personnelles sa réputation.
L'intérêt de l'entreprise est au cÅ“ur même de la définition de l'ABS, par
cette protection, le législateur cherche à assurer la prospérité et la
pérennité de la société. Cet intérêt diffère sans nul doute de celui de son
dirigeant, car la société est un agent économique autonome qui poursuit un but
bien distinct, non seulement de ses gestionnaires, mais aussi de ses propriétaires,
salariés, clients, fournisseurs et créanciers. Par conséquent, tout acte de
gestion en mesure de permettre au dirigeant de bénéficier d'un intérêt
économique, professionnel ou même moral, est considéré comme un A B S. Et, est
susceptible de déclencher des poursuites judiciaires sur les plans pénal et
civil.
-L'élément intentionnel, quant à lui, concerne les intentions du manager
au moment de l'accomplissement de l'acte de gestion.
Pour qu'il y ait un ABS, le dirigeant doit avoir agi de mauvaise foi,
c'est-à-dire avoir en conscience que son acte est contraire à l'intérêt social
de l'entreprise, qu'il l'a accompli pour s'enrichir lui-même ou permettre aux
tiers de s'enrichir au détriment des propriétaires des actions.
Nous sommes donc en présence d'un véritable dol qui peut être indirect
s'il permet de favoriser une entreprise dans laquelle le dirigeant est
intéressé.
Il appartient donc au juge d'examiner et d'apprécier l'acte au moment de
sa conclusion afin de déceler tout indice en mesure de prouver l'intention
délictuelle du dirigeant, comme dans les cas où l'autorisation du Conseil
d'administration (C A) n'a pas été sollicitée.
Les exemples qui vont suivre nous donnent un aperçu sur des cas concrets
d'ABS et permettent de mieux comprendre cette notion.
ILLUSTRATION JURIPRUDENCIELLE ET CAS CONCRETS CONSTITUANT DES ABUS DE
BIEN SOCIAUX
« Telle est la différence entre la corruption et la barbarie: l'une est
plus féconde en vices, et l'autre en crimes».(Comte de Rivarol)
Il est vrai que la loi est restée muette sur le contenu, l'étendue et le
degré du délit d'ABS; cependant, la jurisprudence
a réussi à tracer les contours de cette forme de corruption passive que
l'on rencontre malheureusement souvent dans la gestion des entreprises
publiques, et les cas concrets cernés par la jurisprudence nous éclairent
davantage sur le contenu de ce délit qui demeure peu connu par les dirigeants:
- Prise en charge des travaux dans le domicile privé du dirigeant.
- Affectation d'un véhicule, bien de l'entreprise, pour les déplacements
des membres de la famille du dirigeant.
- Achat de livres, journaux, revues pour le compte personnel du manager
(ce point soulève la question pertinente de la facturation de complaisance).
- Dépenses inopportunes.
- Prise en charge des frais de voyages n'entrant dans le cadre d'aucune
mission (dans ce cas, le comptable qui valide la dépense est aussi
responsable).
- Rémunération abusive.
- Attribution illégale d'indemnités (dans ce cas précis, le manager commet
à côté du délit ABS, un deuxième délit plus grave, celui de la concussion).
- Salaires ou indemnités excessifs accordés sans tenir compte des
équilibres financiers de l'entreprise ni du travail réellement fourni.
- Recrutement abusif d'un personnel dont la qualification ne correspond
pas à l'activité de l'entreprise (une entreprise spécialisée dans le domaine de
l'électronique ne peut recruter un ingénieur agronome et le rémunérer en tant
que tel, sous prétexte des services rendus à l'entreprise par le père de
l'intéressé!).
- Prise en charge des dettes personnelles du dirigeant.
- Cautionner un emprunt contracté par un proche du manager.
- Transmission du courrier de l'entreprise par un moyen très onéreux pour
la société, alors qu'il existe d'autres possibilités assurant la même qualité
et la même sécurité.
- Tout manque à gagner occasionné à l'entreprise.
- Appauvrissement de l'entreprise mère en affectant à l'une de ses
filiales certains biens. (Dans ce cas précis, le gestionnaire pourrait protéger
des intérêts particuliers au niveau de la filiale).
- Opération désavantageuse pour la société et menée dans le but de
maintenir des relations amicales avec un tiers, comme dans le cas où le manager
sponsorise les activités de certaines associations ou institutions dont
l'entreprise ne peut tirer aucun avantage.
- Attribution de cadeaux.
- Utilisation des locaux de l'entreprise comme lieu de réunions pour des
campagnes politiques ou à l'occasion d'événements n'ayant aucune relation avec
l'activité de l'entreprise.
- Utilisation abusive de moyens de communication et de
transport par le dirigeant.
- Prise en charge des factures litigieuses dans le but de garder de
bonnes relations avec le client.
- La non réclamation des dus de l'entreprise.
- La non résiliation d'un bail très onéreux.
On déduit aisément des cas d'ABS examinés par les instances judiciaires,
que nous sommes en présence d'actes frauduleux portant gravement atteinte aux
intérêts de l'entreprise.
Il est donc intéressant de connaître les justifications fournies au juge
par les gestionnaires poursuivis pour ABS.
ARGUMENTS ALLEGUES PAR LES DIRIGEANTS POUR S'EXONERER DU DELIT A B S.
(La pire des corruptions n'est pas celle qui brave les lois, mais celle
qui s'en fait à elle-même.) (Louis de BONALD)
Chacun de nous a pu constater avec un grand étonnement - pour certains –
lors des grands procès relatifs aux détournements de fonds dans de grandes SPA
en Algérie où l'Etat détient la totalité des actions, que les dirigeants mis en
cause se cachaient habilement derrière les autorisations qui leur auraient été
accordées par le C A ou l'assemblée générale (A G), avant d'exécuter les actes
controversés. Les mêmes justifications sont aussi utilisées en matière d'ABS,
parfois certains dirigeants reconnaissent qu'ils ont commis les actes qui leur
sont reprochés mais précisent qu'ils ont agi de bonne foi. De telles
aberrations n'existent, malheureusement, que dans les SPA propriété de l'Etat,
car il est inconcevable que des propriétaires privés d'une société prennent des
décisions menaçant leurs propres intérêts.
Est-ce parce que l'Etat est propriétaire de l'entreprise que les organes
de contrôle et de gestion se permettent l'inimaginable?
Tout acte allant à l'encontre de la crédibilité de l'entreprise, menaçant
son équilibre financier et sa pérennité, ne peut être validé par aucun organe
de gestion ou de contrôle.
Ceux qui valident des actes de gestion déviants sont passibles de
poursuites judiciaires pour complicité en matière d'ABS.
Ainsi, les autorisations, quelle que soit leur origine, mettant à la
disposition de certains managers et leurs familles – même durant les week-ends
– des véhicules, biens de l'entreprise, notamment publique, sont nulles et de
nul effet. Nous l'avons déjà souligné plus haut: le patrimoine de l'entreprise
est bien distinct de celui de ses gestionnaires et propriétaires.
C'est pour cette raison d'ailleurs que les salaires attribués aux
managers doivent leur permettre de mener une vie conforme à leur statut.
Certains dirigeants se réfugient aussi derrière «les services» qu'ils
auraient rendus à l'entreprise, lui permettant, à titre d'exemple, de réaliser
des bénéfices appréciables.
Un tel raisonnement est inadmissible et témoigne de l'ignorance de
certains gestionnaires de la notion même d'entreprise.
Il en est de même pour ceux qui s'étonnent d'être poursuivis pour ABS
d'une entreprise qu'ils ont créée eux-mêmes.
Est-ce parce que la mère a donné naissance à son enfant qu'il lui est permis
d'exposer sa santé au péril?
Accusé d'avoir financé par les deniers de l'entreprise les fiançailles de
sa propre fille, un dirigeant n'a pas hésité à justifier son acte par
l'insignifiance des dépenses engagées eu égard aux milliards que brasse l'entreprise
qu'il gère.
«Certes – répondit un sage juge – mais si chaque dirigeant de votre firme
se met à financer les mariages et fiançailles de ses enfants, je suis presque
certain qu'en fin de parcours votre société aura du mal à s'assurer des
funérailles décentes!>> Une autre légitimation qui témoigne sans doute
d'un état d'esprit en parfaite contradiction avec toute mission de gestion, qui
n'hésite pas à utiliser les biens de l'entreprise pour mener un train de vie
extrêmement dispendieux.
Après avoir étudié les arguments allégués par les dirigeants, nous
examinerons, ci-dessous, le déclenchement de l'action publique en matière
d'ABS, ainsi que les sanctions encourues par les dirigeants fautifs.
LA REPRESSION DU DELIT D'ABUS DE BIENS SOCIAUX
«Les institutions sont la garantie du gouvernement d'un peuple libre
contre la corruption des mœurs, et la garantie du peuple et du citoyen contre
la corruption du gouvernement. (Saint Just)
La répression du délit d'ABS soulève des questions pertinentes, notamment
celles relatives à la prescription du délit et à la nature même de sa
répression.
Avant d'aborder ces deux importantes questions, il serait utile, dans un
premier temps, de jeter un bref aperçu sur le déclenchement de l'action
publique compte tenu de ses spécificités.
COMMENT LE PARQUET DECOUVRE UN ABUS DE BIEN SOCIAL?
Les informations relatives aux délits d'ABS arrivent à la connaissance du
parquet par plusieurs voies:
- Enquêtes ouvertes suite à la défaillance des services de l'entreprise.
- Les commissaires aux comptes, qui sont tenus d'informer le parquet sur
les entorses à la loi qu'ils constatent lors de l'exécution des missions qui
leur sont confiées.
- Les plaintes et dénonciations des associés, ou propriétaires des
actions, et même dans certains cas des travailleurs.
- Les lettres anonymes.
Devrions-nous attirer l'attention
que le ministère public n'agit que s'il est en possession de preuves tangibles
en mesure de prouver l'existence du délit. Nous ne souscrivons donc pas aux
idées qui tentent à interdire au parquet de diligenter des enquêtes, sauf dans
le cas où il serait saisi par les associés, organes de gestion ou les
dirigeants mêmes.
En effet, une telle approche
mettrait en péril l'économie de l'Etat et déstabiliserait la paix sociale, car
rares sont les cas où les organes de gestion ou les dirigeants signalent les
abus de biens sociaux à la justice, notamment quand il s'agit des entreprises
propriété de l'Etat.
LA PRESCRIPTION DU DELIT D'ABUS DE BIENS SOCIAUX
Il est vrai que certaines législations limitent dans le temps la vie du
délit d'ABS, ces législations obéissent beaucoup plus à une philosophie
libérale qui vise à dépénaliser tous les actes de gestion de l'entreprise,
assurant ainsi une complète irresponsabilité aux cols blancs.
Limiter dans le temps la vie du
délit d'ABS, c'est exonérer de poursuites une bonne partie des délinquants
financiers qui sévissent en particulier dans les entreprises publiques, car il
ne faut pas perdre de vue que les effets des usages contraires aux intérêts de
l'entreprise ne se manifestent pas dans l'immédiat.
Le souci majeur de la
pénalisation de l'ABS demeure la protection des victimes, ne pas reconnaître
l'imprescriptibilité de ce délit c'est soutenir les délinquants contre les
victimes.
L' Etude des jurisprudences
comparées démontre que le juge tient de plus en plus compte des effets du délit
d'ABS, procédé qui rend donc ce délit imprescriptible de fait.
LA SANCTION DU DELIT D'ABUS DE BIEN SOCIAL
Les dirigeants des SPA reconnus coupables d'ABS peuvent encourir deux
types de sanctions: pénales et civiles.
La sanction pénale vise la répression de l'acte en condamnant le
dirigeant fautif généralement à une peine d'emprisonnement assortie d'une
amende ou de l'une de ces peines seulement. D'autres nations appliquent un
autre type de sanctions pénales comme celui de l'interdiction de gérer.
Les infractions en matière d'ABS sont complexes et font parfois appel à
des montages diaboliques.
En effet, pour camoufler le délit, les managers indélicats commettent
souvent d'autres infractions, sans le savoir généralement – comme celle de la
concussion de l'usage de faux ou de présentation de comptes inexacts.
Cependant, la frontière est facile à établir entre le comportement délictueux
et l'acte audacieux pris par un entrepreneur dans le but de servir uniquement
les intérêts de l'entreprise. Dans ce cas, le juge examine si l'usage en
question est de nature à causer un risque de perte ou une perte certaine pour
l'entreprise, car ni le C A ni l'A G et encore moins les dirigeants ne
possèdent le droit de faire exposer au risque l'actif social de la société.
L'exercice de l'action civile vise, quant à lui, à réparer les dommages
subis par les victimes.
La responsabilité civile est fondée sur la faute prouvée, le demandeur de
l'action en responsabilité doit en outre prouver l'existence d'un dommage subi
par la société ou les actionnaires, ainsi qu'un lien de causalité entre la
faute et le dommage subi.
Nous tenons à préciser que les actionnaires (ou l'ETAT selon le cas) ont
le droit d'intenter une action en civil UT Sunguli pour le compte de la
société.
POUR CONCLURE
« Révélée, la corruption financière peut être combattue et sanctionnée.
La corruption des idées est plus insidieuse, plus subtile et, à ce titre, d'une
dangerosité plus essentielle!» (Edwyn Plenel. Secret de Jeunesse.)
Nos propos n'ont pas l'intention d'encourager une fureur juridique à
l'encontre des dirigeants d'entreprises, mais d'attirer seulement l'attention
sur un type de corruption qui demeure mal connu en Algérie, notamment par les
chefs d'entreprise qui, dans beaucoup de cas, agissent par ignorance des lois.
En dépit de l'absence de
statistiques fiables en matière de coût global des délits d'ABS pour l'économie
nationale, il demeure malheureusement certain que l'ABS appauvrit l'ÉTAT, nous
devons par conséquent le combattre par tous les moyens. Les mesures suivantes
pourraient contribuer à enrayer ce fléau:
- Le choix des managers doit obéir au principe de la transparence. Les
appels aux candidatures permettront de choisir de véritables compétences et
éviteront sans nul doute certaines aberrations constatées dans les entreprises
publiques.
- Protection des managers intègres contre les abus de droit, les erreurs
de gestion, l'instrumentalisation de la justice ainsi que les soubresauts
politiques.
- Les salaires attribués aux dirigeants doivent être négociables et
dépendre des résultats attendus et les défis à relever. N'oublions pas que, de
nos jours, les managers sont cotés en Bourse,» car n'est pas manager qui veut».
- Imposer un minimum de sécurité juridique pour les grandes SPA. Il est
inadmissible que des entreprises stratégiques ne disposent pas de système de
veille juridique.
- Former les chefs d'entreprise dans les domaines sensibles tels le
Marketing, le Management juridique, ainsi que la comptabilité. Les programmes
de formation doivent être établis par des experts et non confiés à des
incompétents. Les managers doivent être en mesure d'allier performance et
éthique, respecter les lois et les institutions de l'ÉTAT.
- Imposer un encadrement adéquat aux managers. Le choix des
collaborateurs doit obéir à des règles objectives.
- Impliquer davantage les actionnaires dans la surveillance des
dirigeants.
Il est triste de constater que
certaines SPA appartenant à l'ETAT ne se constituent partie civile dans des
procès les concernant qu'une fois le scandale dévoilé par la presse.
- Renforcer le rôle du parquet en matière de dissuasion des comportements
abusifs des dirigeants.
- Former les magistrats ainsi que les éléments de la gendarmerie
nationale et la police dans le domaine de la criminalité financière.
- Renforcer le rôle et les missions des commissaires aux comptes. Leurs
missions ne doivent plus se limiter à la certification des comptes, mais
devraient être orientées vers des segments d'activité de l'entreprise bien
ciblés. A titre d'exemple, un contrôle critique de factures d'une grande SPA a
permis de constater que des dépenses importantes étaient engagées pour l'achat
de viennoiserie, de cadeaux, etc., ce qui a permis aux actionnaires de lever le
voile sur certaines activités peu amènes du dirigeant de l'entreprise demeurées
secrètes pendant longtemps.
- Les entreprises jouent un rôle
vital dans le développement et la stabilité sociale des nations. L'ETAT doit
donc s'intéresser davantage à la vie interne des sociétés, notamment celles qui
se distinguent par un système de contrôle interne défaillant et une probable
collusion entre les organes de gestion et ceux chargés de la surveillance.
* Doctorant en sciences juridiques Cadre Algerie – Telecom UOT Annaba.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Rahmaoui*
Source : www.lequotidien-oran.com