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Une commission d'enquête à El-Hadjar



Après plus d'une semaine d'arrêt, le haut-fourneau n°2 du complexe Sider El-Hadjar redémarre, mais sa reprise s'est faite à petit feu en raison des craintes pouvant altérer, pour longtemps, cette installation stratégique du fer et de l'acier. Son arrêt a été attribué par la direction à une mauvaise qualité du coke importé.C'est le énième arrêt du H-F n°2 depuis le début de l'année en cours. Devant ces arrêts à répétition, le ministère de l'Industrie a réuni toutes les conditions matérielles et financières nécessaires à la bonne marche de cette usine. Il y avait, parmi ces mesures, l'octroi de plusieurs milliards de dinars de crédits par la Banque extérieure d'Algérie, qui viennent s'ajouter aux 900 000 dollars fournis par l'Etat pour sa réhabilitation; une fourniture régulière des besoins du complexe en minerai de fer des mines de l'Ouenza et Boukhadra (Tébessa).
Cette matière première, dont le stock s'est épuisé au début du mois de septembre écoulé, avait paralysé la production durant plusieurs jours. De même qu'après sa dernière visite au complexe d?El-Hadjar et aux mines de Tébessa, pour s'inquiéter de la situation, la ministre de l'Industrie a réuni, à Alger, tous les responsables concernés (complexe Sider El-Hadjar, l'entreprise des mines de fer de l'Est, les groupes Imetal, Manal, la SNTF, entre autres) pour un approvisionnement régulier de l'usine d'El-Hadjar. Mais les arrêts n'ont pas cessé, pour autant. Ce qui a imposé l'envoi, cette fin de semaine, d'une commission d'enquête du ministère de l'Industrie pour déterminer les causes exactes de ces arrêts qui portent un grave préjudice à la production de ce géant aux pieds d'argile.
Cette commission a programmé des rencontres de travail avec la direction, mais aussi avec le partenaire social afin d'étudier ce qui empêche ce joyau de l'industrie industrialisante des années 1970 et 1980 de tourner en rond, et fournir du rond à béton et autres produits plats, dont l'industrie nationale a grandement besoin.
A. Bouacha
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