La lutte contre le phénomène du travail des enfants nécessite
l'implication et la contribution de tous les acteurs sociaux et notamment les
citoyens dont le devoir est de signaler les cas des enfants exploités, aux
services concernés», a affirmé, hier, M. Rahim, directeur de l'Action sociale
de la wilaya, à l'occasion d'une journée d'information et de sensibilisation
sur le travail des enfants.
L'intervenant, qui a soulevé le problème du manque de statistiques, a mis
l'accent sur l'installation rapide de comités communaux de prévention contre ce
phénomène social, qui auront pour mission de recenser les cas et travailler en
collaboration avec la commission de wilaya. Une commission qui devra se pencher
sur le suivi et l'observation de ce phénomène pour en dégager les voies à même
de dissuader l'exploitation ouvrière des enfants et la prise en charge de cette
frange sociale ciblée.
Initiée par la direction de l'Action sociale d'Oran, dans le cadre d'une
campagne nationale lancée par le ministre de la Solidarité nationale dont
l'objectif est la mise en place d'un réseau local de prévention et de lutte
contre ce phénomène, la rencontre animée par des représentants des directions
de la Santé, de la Formation profession, du Travail, l'inspection du Travail et
un juge des mineurs, se veut un espace pour attirer l'attention, surtout, des
parents sur les risques et dangers liés au travail des enfants. Un phénomène
qui résulte, essentiellement de la pauvreté, du divorce et la déperdition
scolaire se répercutant sur la santé morale et physique de l'enfant, qui ne
peut défendre ses droits, vu son jeune âge, et qui est sujet à tous les maux
sociaux.
Les participants ont mis l'accent sur les différents textes et
dispositions légales algériennes relatifs à la protection de l'enfance contre
toutes formes d'exploitation, notamment la loi 90/11 datée du 21 avril 1990
portant sur les relations de travail. Selon le ministère du Travail, la
situation en Algérie n'est pas inquiétante en la matière. Les cas de pires
formes de travail des enfants n'ont pas été relevés. Il s'effectue surtout sous
forme de revenus d'appoint dans les familles défavorisées (vente de cigarettes,
de pain...). Mais cela n'écarte pas tout signe de danger pour autant. Précarité
et pauvreté sont autant de maux à éradiquer si l'on veut se prémunir contre la
délinquance.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J B
Source : www.lequotidien-oran.com