Alger - Revue de Presse

Une cellule d'écoute contre la violence sur les femmes



Depuis sa création en 2003, la cellule d'écoute de l'UGTA d'Alger a reçu plus de 2.890 plaintes de la part de personnes victimes de violence dont la plupart sont des femmes. Une cellule similaire verra bientôt le jour à Oran. Déjà, en 2007, sept cas de violence et d'harcèlement ont été traités par la commission de la femme travailleuse de l'union de wilaya, selon Mme Zellagui, membre de la commission. Une commission qui agit quotidiennement contre les abus et essaye, tant bien que mal, de les éradiquer, notamment que le phénomène de violence accroît énormément, et les risques des dépressions, maladies psychosomatiques, tentatives de suicide et de toxicomanie se font de plus en plus grands. Ce thème était au centre des débats, hier, dans le cadre d'une journée d'étude organisée par la commission au lycée Allal Sidi Mohamed. En effet, des milliers de femmes souffrent en silence, gardant le secret de la violence qu'elles subissent et n'osent pas le dire même à leurs proches et à leurs amies. Dans la plupart des cas, ce silence s'explique par une certaine mentalité et les coutumes qui sont des obstacles majeurs les empêchant de se plaindre. Chose qui a été confirmée par Mme Habechi, présidente de la commission des femmes travailleuses de la wilaya qui ajoute que « la lutte contre ce phénomène concerne aussi bien l'homme que la femme. Les hommes ne sont pas tous des agresseurs, pourtant rares sont ceux s'indignant de ces actes en se solidarisant avec la femme violentée. Au lieu de cautionner la violence masculine, l'homme se doit de remettre en question les stéréotypes masculins dominants. Il est de notre devoir de le sensibiliser en l'associant à notre lutte ». En plus des recommandations, cette journée, qui a été animée par un psychologue, a été sanctionnée par des témoignages réels de quelques femmes. Parmi ces recommandations, la création de cellule d'écoute au sein des établissements, l'introduction des cours sur la citoyenneté, dynamiser le rôle des assistantes sociales, création d'une police de proximité pour la prise en charge de ces cas vulnérables.


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