Le constat, rappelé encore ces derniers jours par M. Djoudi , est très largement partagé. La taille des entreprises privées et leur statut, très majoritairement des Sarl et non des SPA, ne les prédisposent pas à être, dans l'immédiat, les vrais animateurs d'une Bourse à l'état embryonnaire.
Dernier événement en date dans ce domaine, l'admission officielle de la société NCA-Rouiba au niveau du marché principal de la bourse d'Alger se fera 'probablement" avant la fin du mois de mai.
'Une fois les résultats de l'offre publique de vente des actions NCA-Rouiba validés et l'opération déclarée fructueuse par le comité de suivi, la Cosob autorisera par décision l'admission officielle de cette société à la cotation au niveau de la bourse d'Alger et ce probablement avant la fin du mois de mai 2013", c'est ce qu'a déclaré voici quelques jours le directeur général de la SGBV, Mustapha Ferfara ,qui depuis est annoncé comme ayant démissionné de son poste...
Pour l'instant, et aux dernières nouvelles, cette opération, qui sera clôturée à la fin de cette semaine, peine à atteindre les 850 millions de dinars proposés au public. Ses résultats pèseront pourtant sur les prochaines introductions en bourse.
Le traitement réservé par la Bourse d'Alger au fonds d'investissement Africinvest, qui sort du capital de NCA Rouiba dont il détient un peu plus du tiers, en cédant ses actions, est également observé avec attention par les investisseurs étrangers. La Bourse d'Alger continue donc pour l'heure de vivre au rythme d'une introduction en Bourse tous les 2 ans.
Une cadence qui illustre l'atrophie du marché financier algérien. Les volumes d'épargne canalisés sont à l'avenant.
Dans le cas de NCA, nous sommes à moins d'un milliard de dinars, 814 millions de dinars pour la partie mise en Bourse.
Alliance Assurances avait levé 1,4 milliard de dinars au début 2011.
Depuis plus de 15 ans maintenant, le marché financier algérien reste obstinément réduit à des proportions lilliputiennes. La capitalisation financière de la Bourse d'Alger représente moins de 1/1000e du PIB national. Son bilan est squelettique : trois titres cotés, bientôt quatre, un nombre d'obligations en chute libre et un niveau de transaction annuel qui ne dépasse pas deux millions de dollars.
En comparaison, nos voisins tunisiens arrivent à 20% du PIB et la Bourse de Casablanca accueille des centaines de sociétés et représente en capitalisation plus de 60% du produit national marocain.
A l'occasion de la rencontre organisée fin avril à l'hôtel Aurassi, sur les 'avantages de l'entrée en Bourse", le ministre des Finances a tenté d'afficher la disponibilité du gouvernement en indiquant que son objectif immédiat était de 'faire remonter aux pouvoirs publics les contraintes auxquelles font face les entreprises pour s'introduire en Bourse, pour pouvoir les prendre en charge dans le cadre d'une loi de finances complémentaire".
Il s'agit 'de communiquer plus et de se concerter davantage à travers l'institution d'un comité consultatif qui regroupe les émetteurs, les souscripteurs et les autorités de bourse de manière à pouvoir à tout moment identifier les contraintes", a ajouté M.Djoudi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hassan HADDOUCHE
Source : www.liberte-algerie.com