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Une arme redoutable La diplomatie algérienne au service de l'indépendance



Une arme redoutable La diplomatie algérienne au service de l'indépendance
Des hommes ont eu le courage de se soulever contre la plus grande puissance militaire de l'époque, qui comptait plus de 500.000 soldats et possédait des moyens matériels considérables. Pour M. Smaïl Hamdani, ancien chef de gouvernement (1998-1999), qui animait une conférence débat au lycée des mathématiques à Kouba, c'est un devoir de mémoire qu'il faut honorer. C'est la première rencontre du genre, initiée par le ministère des Affaires étrangères, l'Institut diplomatique et des relations internationales et le ministère de l'Education nationale, en présence des élèves de certains établissements d'enseignement secondaire de la capitale. L'objectif est de faire connaître aux jeunes générations non seulement le glorieux parcours de nos aînés, mais également, les sacrifices consentis par la génération de novembre. Autant de détails que les jeunes ignorent, malheureusement, faute de communication ou par manquement dans les programmes scolaires. Pour le diplomate, les jeunes Algériens doivent savoir que la France coloniale a fondé sa politique sur le code de l'indigénat et la confiscation des terres. « Ils doivent aussi savoir que l'Indépendance n'est nullement le fruit du hasard. Elle est la résultante d'un long chemin semé d'embûches, de souffrances et de sacrifices », a-t-il souligné. En 1955, parallèlement à la lutte armée, les jeunes diplomates algériens ont, lors du sommet de Bandung, mobilisé leurs efforts pour sensibiliser la communauté internationale à la cause algérienne. Cette mobilisation s'est soldée, deux années après, par le soutien du sénateur américain Kennedy, à la cause algérienne. M. Hamdani a tenu à rappeler à la jeune assistance que l'année 1958 fut décisive, à la faveur de la bataille diplomatique menée par les négociateurs du FLN. « Ces jeunes nationalistes ont réussi à rallier à la cause algérienne les gouvernants et peuples asiatiques et sud-américains ». Un soutien quia donné lieu à l'inscription de la question algérienne dans l'agenda de l'institution onusienne, à travers l'adoption de résolutions qui consacrent le droit du peuple algérien à l'autodétermination. Il sera reconnu une année après par le général Charles de Gaulle. Il rappelle, sur sa lancée, la conviction des autorités françaises, qui avaient à l'époque compris que la politique africaine de la France passe par la porte étroite de l'Algérie. Selon le conférencier, l'admission le 8 octobre 1962 de l'Algérie à l'ONU est le couronnement d'une bataille diplomatique contre l'occupant, en parallèle avec la lutte armée. Une diplomatie n'ayant connu aucun répit étant donné les défis du développement que les autorités et le peuple algériens avaient à relever après l'Indépendance.
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