Les travailleurs du secteur des finances sont plus que jamais décidés à redynamiser leurs activités, tant en amont qu'en aval. C'est le message-clé qui ressort de la rencontre qui a eu lieu hier au siège du ministère des Finances à Ben Aknoun (Alger) qui a porté sur les assises des cadres syndicaux du secteur. L'engagement a eu lieu en présence du premier argentier du pays et du secrétaire général de l'UGTA.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Fort de quarante mille fonctionnaires, le Syndicat national des travailleurs des finances, à travers leur fédération affiliée à l'UGTA, veut jouer pleinement son rôle dans la redéfinition de la future politique financière du pays. Hier, ils étaient nombreux à prendre part à la rencontre qui intervenait, faut-il le rappeler, une année après la décision d'augmentation salariale qui a touché l'ensemble des travailleurs du secteur. Lors de la rencontre d'hier mardi, dont les travaux se sont poursuivis à huis clos, les représentants des travailleurs du secteur ont réitéré leur engagement «pour faire du secteur des finances une force incontournable dans le paysage économique et sociale du pays». Une idée soutenue par le secrétaire général de ladite fédération et appuyée par les participants à cette rencontre. Pour Ahmed Zouaoui, «le travail accompli par la Fédération des finances a été réalisé suite aux orientations de la direction nationale de l'UGTA et à sa tête, son premier responsable, Abdelmadjid Sidi-Saïd». En guise d'exemple des résultats réalisés, il cite le secteur des impôts qui constitue, selon lui, «l'essentiel des effectifs des fonctionnaires des impôts». D'ailleurs, il dira que «les 25 000 travailleurs de cet important secteur de la vie économique nationale ont vu leur salaire augmenter après révision de leur statut particulier entre 30% et 50%». Les avancées réalisées en faveur des fonctionnaires du secteur des finances ont été saluées par le secrétaire général de la Centrale syndicale. Abdelmadjid Sidi-Saïd, qui a tenu à marquer de sa présence cette importante rencontre organique, a indiqué que «l'UGTA est fortement ancrée dans le secteur de la Fonction publique». Il a saisi cette opportunité pour dresser un état des lieux des démarches engagées dans le secteur de la Fonction publique d'une manière générale. «Nous avons entamé un long processus de révision du statut de la Fonction publique, qui a abouti aujourd'hui aux résultats que vous connaissez tous. Le processus a été entamé en 1990, comme nous sommes à l'origine du retrait par l'Assemblée nationale du fameux projet de loi portant statut de la Fonction publique. Nous n'avons engagé ni la force ni déclaration de guerre. Nous avons seulement proposé un nouveau projet, modifiant le précédent à 90% avec de forts arguments. Grâce au dialogue, à la concertation mutuelle et à la confiance, nos doléances et démarches ont abouti», avait tenu à expliquer Sidi-Saïd dans son entourage immédiat. Il est à rappeler que «sur les 51 statuts particuliers de la Fonction publique, 45 ont été finalisés. Il ne reste que l'étude des différents régimes indemnitaires, dont la finalisation aura des conséquences positives sur les travailleurs des différents secteurs». Ces résultats réalisés sont, selon Sidi-Saïd, le fruit du dialogue social et de la concertation mutuelle et de la confiance entre les différents partenaires. Pour lui, «c'est le triptyque dialogue, concertation et confiance qui a prévalu et qui est à l'origine de ces résultats». Et d'ajouter : «Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont les étrangers. Nos camarades et partenaires syndicalistes à travers le monde le disent et le reconnaissent. La confrontation ou l'agression ne sont pas toujours les moyens de la lutte syndicale.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com