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Une ambition présidentielle peut en cacher une autre Edito : les autres articles



Une ambition présidentielle peut en cacher une autre                                    Edito : les autres articles
Alors que la campagne électorale pour les élections communales et de wilaya entame son premier jour, certains ont d'ores et déjà la présidentielle de 2014 en point de mire. Sinon comment interpréter ce qui s'apparente à une destitution programmée de Ahmed Ouyahia au sein du RND ' Une fronde depuis son éviction de l'Exécutif et à laquelle ont pris part d'ex-ministres ainsi qu'un ancien secrétaire général du gouvernement et qui se veut être «un mouvement de sauvegarde du parti» a signé le second acte après celui de sa naissance, en installant une structure de coordination avec à sa tête Yahia Guidoum, l'ancien ministre de la Santé, chargé de la préparation d'un congrès extraordinaire du parti qui aurait pour objet de «déposer» l'ex-Premier ministre.
Ce qui se déroule actuellement au RND rappelle étrangement le mouvement qui a eu lieu en mai dernier à la veille des législatives au sein du FLN avec la contestation de Abdelaziz Belkhadem de son poste de secrétaire général. «Remake» d'un scénario déjà appliqué avec «succès» au sein du plus vieux parti d'Algérie et tout aussi révélateur des m'urs et de la culture politique chez nous qui privilégions plus les putschs et les complots, au détriment de la pratique de la démocratie au sein des institutions.
On sait, depuis le printemps dernier, comment celui présenté par ses partisans comme une personnalité «au destin national» successeur de Abdelaziz Bouteflika, est finalement rentré dans les rangs et a tempéré ses ardeurs présidentielles en échange de son maintien à la tête du FLN. D'ailleurs, le dernier regroupement des «redresseurs» du Front de libération nationale à Alger devant le siège de parti n'a pas réuni autant de monde qu'espéré. Signe d'un essoufflement du mouvement ou tout simplement de sa mise en sommeil par ceux qui l'ont initié, au profit du président Bouteflika lui-même, disent aujourd'hui les désabusés redresseurs.
Ce qui vient de se produire avec Ahmed Ouyahia confirme que ceux-ci n'ont pas tort et que la man'uvre qui se déroule actuellement au RND n'aurait d'autre but que la neutralisation d'une personnalité encombrante parce qu'elle aussi se voit en situation pour 2014. Privé de l'appareil de son parti, on ne voit pas comment l'ex-Premier ministre pourrait garder encore intactes ses prétentions et ses ambitions présidentielles. C'est aussi un signal fort à partir de la Présidence adressé à tous les prétendants à la succession de Bouteflika, que celle-ci n'est pas, voire peut-être même plus du tout à l'ordre du jour, sauf, bien sûr, imprévu.
Dans ce dernier cas, cela signifierait que l'actuel locataire de la présidence de la République aurait pour l'heure l'intention de rempiler pour un quatrième mandat, conforté en cela par les bonnes dispositions manifestés par les capitales occidentales, suite aux assurances données par Abdelaziz Bouteflika sur les questions de l'intervention internationale dans les nord du Mali et de la sécurité dans la région sahélo-saharienne. C'est sans doute là une façon de dire que Bouteflika entend succéder à lui-même.
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