Alger - A la une

Une affaire de «portraits»



C'est une tradition bien établie dans les institutions respectables et qui, quelles que soient les (r-) évoluions sont tenues de la respecter, ne serait-ce que pour que l'histoire soit écrite de manière totale et non selon les humeurs et les rancunes des uns et des autres. Bien sûr, c'est une démarche que l'on ne voit pas encore partout. La plus notable a été celle de l'ENA (Alger) où grâce à la photo de famille de fin d'année, on voit défiler tous les lauréats. Il est vrai que son premier directeur était assez narcissique. Un narcissismebénéfique pour l'institution. D'autres ont suivi dont votre serviteur à l'APS. Même les intérimaires étaient présents. Hélas, souvent la rancune ou la jalousie... est là et le nouvel arrivé à la tête de l'entreprise, sur les conseils de ceux qui « lui veulent du bien », fait décrocher le portrait de celui qu'il(s) estime (nt) indésirable, créant ainsi des « trous » dans l'histoire de l'institution. Les trous dans l'histoire du pays aussi, lorsque tous les documents concernant Benbella, lors du passage de Boumediène au pouvoir, avaient été presque interdites de consultations.
Idem pour Boumediène lors du passage de Chadli. Je peux même témoigner qu'un de ses conseillers avaient même enjoint aux journalistes de l'APS de ne plus utiliser ‘Aéroport Houari Boumediène' mais seulement ‘Aéroport international'. Heureusement, il n'a pas été suivi. J'ai lu récemment que si les portraits de tous les anciens chefs du gouvernement et Premiers ministres ( de Mohamed Abdelghani à Ahmed Ouyahia, en passant par les Abdelhamid Brahimi, Kasdi Merbah, Rédha Malek, Mokdad Sifi, Ali Benflis, Smail Hamdani...) qui se sont succédé, à la tête de l'Exécutif depuis l'indépendance e l'Algérie, étaient accrochés dans le hall du Palais du gouvernement, un portrait ne figurait pas . Celui de Abdelmadjid Tebboune (25 mai 2017- 15 août 2017), enlevé au temps de Ahmed Ouyahia. Paraît-il, A. Tebboune n'a jamais cessé de dénoncer cet acte, considérant que l'on ne peut pas travestir l'Histoire et effacer son passage du gouvernement. Faut-il donc ôter les portraits de Sellal et Ouyahia pour la simple ( ') raison que Ouyahia et Sellal purgent actuellement des peines de prison. Ils ont été condamnés par la justice respectivement à 15 et 12 ans de prison pour leur implication dans des affaires de corruption. Une raison qui, face à l'histoire de l'institution, ne « passe » pas. De plus, leurs portraits, accrochés là où il le faut serviront à rappeler au (x) dirigeant(s) de l'heure qu'il faut... faire très attention au « glaive et à la balance ». Les leçons de l'histoire se conjuguent aux archives vivantes.
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