L'ancien propriétaire de Djezzy est visiblement loin d'abandonner la partie : Naguib Sawiris a mis ses menaces à exécution en portant le conflit à l'arbitrage international comme le confirme le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements. Celui-ci vient d'annoncer sur son site Web que le tribunal arbitral devant statuer sur l'affaire opposant le gouvernement algérien à l'ancien propriétaire de l'opérateur de téléphonie mobile Orascom Télécom Algérie, Naguib Sawiris, suite à une plainte de ce dernier, a été installé le 28 mars dernier.
D'aucuns se demandent si cela ne va impacter les négociations qui se déroulent actuellement entre l'Etat algérien et le nouveau propriétaire, en l'occurrence le russe Vimpelcom. Une source proche de l'opérateur nous confirme que 'Djezzy n'est concernée ni de près ni de loin par cette information", argumentant son propos par le fait que 'Sawiris n'est plus propriétaire de Djezzy". Cela a, en effet, été déjà exprimé explicitement par l'opérateur en septembre 2012.
Si les pourparlers sont à un stade 'très avancé" comme l'affirment les deux parties concernées, à savoir Vimpelcom et les autorités algériennes à travers le ministère des Finances, il semble que l'une et l'autre partie devront revoir leurs copies au plus vite. M. Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la Communication, a même déclaré, récemment, que ce dossier connaîtra son épilogue à la fin du mois en cours.
Ceci n'empêche pas que le recours à l'arbitrage international, que Sawaris a lancé en son nom propre, et c'est tout a fait de son droit, fera perdre à l'Algérie beaucoup d'argent, à commencer par les honoraires à verser au cabinet d'avocats qui sera mandaté pour défendre les intérêts de l'Etat algérien, des honoraires qui, selon des experts, s'élèverait à 1 000 euros/heure. La défense des intérêts de l'Algérie dans cette affaire sera assurée, rappelons-le, par le cabinet Shearman and Sterling qui avait, rappelons-le, mandaté la Française Brigitte Stern. De son côté, Naguib Sawiris s'est offert les services du cabinet londonien Freshfields Bruckhaus Deringer qui a constitué l'avocat néerlandais Albert Jan Van Den Berg comme conseil. Et dans le pire des scénarios, cela coûtera à l'Algérie au minimum 5 milliards de dollars comme réclamés par Sawaris en cas d'échec dans cette affaire.
Un montant qui viendrait s'ajouter aux millions de dollars que doit débourser l'Algérie pour le rachat des 51% des parts de Djezzy. Soit une facture très salée, au bout. Un bourbier dans lequel l'Algerie s'est mise sans savoir trouver un issue convenable à cette affaire parce que, dans tous les cas de figure, l'Algerie va payer une somme faramineuse dont le pays aurait pu faire l'économie pour développer d'autres secteurs qui en ont plus besoin plutôt que de se retrouver propriétaire de la moitié d'un opérateur de téléphonie mobile alors que le pays dispose déjà d'ATM Mobilis.
N. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nabila SAIDOUN
Source : www.liberte-algerie.com