Les Syriens, livrés aux bombardements et aux exactions des forces armées du régime de Bachar al-Assad, quittent leur pays, avec femmes et enfants, pour échapper à la violence grandissante qui, désormais, a gagné Damas, la capitale jusque-là épargnée car bien gardée. Leur destination ' D'abord, naturellement, les pays voisins : la Turquie, le Liban, la Jordanie, l'Irak. Mais les frontières que partage respectivement la Syrie avec ces pays sont de plus en plus difficiles à franchir et ces pays d'accueil n'en peuvent plus : au-delà des capacités logistiques non illimitées, d'interminables vagues de réfugiés fuyant des violences armées s'accompagnent souvent de tracas sécuritaires qui, le Liban le vérifie à ses dépens, peuvent menacer la stabilité intérieure des pays d'accueil.
Qu'ils soient de Homs, d'Idleb, d'Alep ou de Damas, les Syriens sont donc contraints de rechercher de nouveaux 'havres de paix", fussent-ils lointains, pour se mettre à l'abri d'un massacre qui, l'impuissance de la communauté internationale et la complicité du couple sino-russe aidant, prend des proportions de génocide. Les réfugiés syriens sont désormais chez nous, à nos portes, à Alger, mais aussi dans d'autres régions d'Algérie. Après celui des gardes communaux, certes d'une tout autre nature, le gouvernement algérien se retrouve avec un nouveau dossier chaud sur les bras. Il semble qu'il en a bien pris conscience, à en croire cette information qui faisait état, hier, d'une réunion imminente entre divers départements ministériels, dont ceux de l'Intérieur et de la Solidarité, devant être consacrée à ce dossier précis. Si Alger a toujours refusé de lâcher Bachar al-Assad, s'adonnant à chaque fois à des exercices de trapéziste pour se tirer d'affaire, tout comme elle avait longtemps ignoré la révolution du Jasmin en Tunisie puis la rébellion armée contre Kadhafi, elle tient aujourd'hui une occasion inespérée de prouver qu'elle n'abandonne pas le peuple syrien au sort macabre auquel le condamne le régime finissant de Damas. Le gouvernement va-t-il lui-même se... 'réfugier" derrière quelque enjeu diplomatique ou sécuritaire pour se soustraire à son devoir humanitaire, lui qui a ouvert les bras à la famille Kadhafi par 'humanité" '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Said Chekri
Source : www.liberte-algerie.com